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RDC / France

La RDC divisée sur la visite de François Hollande

François Hollande a annoncé sa visite à Kinshasa lors de la 20e conférence annuelle des ambassadeurs, à Paris le 27 août 2012.
François Hollande a annoncé sa visite à Kinshasa lors de la 20e conférence annuelle des ambassadeurs, à Paris le 27 août 2012. AFP PHOTO / POOL / BERTRAND LANGLOIS

Les réactions sont diverses, en République démocratique du Congo, après l’annonce, ce lundi 27 août, de la venue de François Hollande à Kinshasa pour le sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre. Alors que le pouvoir a affirmé que cette visite rendait « justice » au peuple congolais, l’opposition est partagé entre la déception de ne pas avoir obtenu le boycott et l’espoir de prises de position fermes de la part du président français.

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Il n’y avait pas d’unanimité dans l’opposition ni dans la société civile contre la venue de François Hollande en RDC. La ministre déléguée en charge de la Francophonie, Yamina Benguigui, l’avait dit lors de son passage fin juillet à Kinshasa.

Les soutiens d’Etienne Tshisekedi espéraient en fait un boycott par le président français et se sont surtout mobilisés à l’extérieur, notamment en France et au Canada où réside une importante diaspora congolaise.

Aborder les questions sensibles

Il est d’ailleurs à noter que ce débat a touché le Canada exactement dans les mêmes termes. Un mois avant Yamina Benguigui, son homologue canadien Bernard Valcourt est reparti de Kinshasa sans que l’on sache si le premier ministre Stephen Harper viendrait.

S'il ne fait pas pression sur les autorités, pour nous ce n'est qu'une promenade qui n'apporte rien au peuple congolais.

Il fera finalement le déplacement et son porte parole a dit début juillet qu’il aborderait les questions sensibles des droits de l’homme, de la démocratie, de la bonne gouvernance. Tout cela dans quasiment les mêmes termes que François Hollande.

Vital Kamerhe, l’ancien président de l’assemblée passé à l’opposition, a affirmé ce mardi matin que la France est souveraine dans ses décisions, qu’il y a une crise de légitimité du pouvoir Kabila et que les droits de l’homme ne sont pas respectés.

Il rappelle au passage que « l’Union européenne a boycotté l’Euro de football en Ukraine pour beaucoup moins que ça » et il attend maintenant de François Hollande qu’il prenne des positions fermes. « Il doit être clair », dit-il, sinon il ne pourra pas se sentir à l’aise pour faire une fête culturelle à Kinshasa.

Satisfaction pour Fayulu et Tshiombela

Pour sa part, le député d’opposition Martin Fayulu se déclare satisfait de la déclaration de François Hollande, ce lundi, et il espère que le président français va aider à avancer concrètement sur la démocratie, le fait de revenir sur le scrutin présidentiel à un tour, la création de la cour constitutionnelle, le départ du président de la Céni. Il attend des mesures sur les droits de l’homme, la libération des détenus d’opinion, et la bonne tenue du procès Chebeya.

Le leader de la nouvelle société civile congolaise, Jonas Tshiombela, a également fait part de sa satisfaction à l'annon de cette rencontre et résume sa position en une question : « qu’est ce que cela changerait en RDC, si François Hollande ne venait pas ? »

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