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Ethiopie/Kenya

Ethiopie : pourparlers entre le gouvernement et les indépendantistes de l'ONLF sur l'Ogaden

Les rebelles de l'ONLF en 2011.
Les rebelles de l'ONLF en 2011. Jonathan Alpeyrie/Wikimedia Commons

Des pourparlers de paix ont débuté ce week-end entre le gouvernement éthiopien et l'ONLF, le Front national de libération de l'Ogaden qui réclame l'indépendance de la région de l'Ogaden (Sud-Est), à majorité somalie. Ils se déroulent à Nairobi, le gouvernement kenyan faisant office de facilitateur. « C'est un pas très positif », a déclaré Bereket Simon, le ministre éthiopien de la Communication en ouvrant les discussions. Du côté de l'ONLF, on se dit aussi ouvert et optimiste.

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Les deux parties semblent satisfaites de l'ouverture de ces négociations. Ahmed Gurhan, porte-parole du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF), a participé à la première séance de négociation : « Notre but n'est pas la guerre mais de trouver une solution à ce conflit. Et si on peut trouver une solution à travers des négociations, c'est un pas positif. Nous voulons négocier une solution juste et durable. Notre finalité, ce n'est pas la paix en soi, mais une résolution définitive et juste de ce conflit qui dure depuis des décennies. Nous luttons, nous allons continuer à lutter de la manière la plus positive possible pour les droits des Somalis de l'Ogaden. Il faut que les Somalis de l'Ogaden décident de leur avenir, qu'ils aient droit à l'autodétermination, qu'on leur laisse choisir ce qu'ils veulent devenir, s'ils veulent être Ethiopiens, indépendants, avoir l'autonomie, qu'on leur laisse le droit de choisir leur avenir, c'est un principe aussi simple que juste ».

Abdirahman Mahdi secrétaire aux relations extérieures de l'ONLF conduisait la délégation du groupe rebelle. Il se félicite de la nouvelle attitude du gouvernement éthiopien : « Les questions porteront sur le futur de l'Ogaden. Nous avons des positions différentes, très différentes même, et nous devons nous organiser pour régler nos différends de manière responsable. Nous espérons trouver une solution à nos problèmes. Nous savons que cela ne sera pas facile mais il y a toujours une chance pour la paix. Nous sommes un peuple opprimé et le combat n'a pas été notre choix. Il nous a été imposé. Aujourd'hui, le gouvernement a accepté de discuter avec nous dans un lieu sûr. C'est une opportunité pour peut-être arriver à la paix. Il est question ici des droits de notre peuple et du futur de toute l'Afrique ».

Les pourparlers ouverts ce week-end reprendront prochainement mais aucune date n'a encore été fixée.

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