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Cameroun

Cameroun: 25 ans de prison pour un ancien ministre accusé d’avoir détourné 29 millions de dollars

L'ancien ministre de l'Intérieur, Marafa Hamidou Yaya, avant l'ouverture de son procès, le 16 juillet 2012 à Yaoundé.
L'ancien ministre de l'Intérieur, Marafa Hamidou Yaya, avant l'ouverture de son procès, le 16 juillet 2012 à Yaoundé. AFP Photo: Reinnier Kazé

L'ancien ministre camerounais de l'Intérieur, Marafa Hamidou Yaya, a été condamné, samedi 22 septembre 2012, à vingt-cinq ans de prison ferme pour le détournement de fonds débloqués par le Cameroun en 2001, en vue de l'achat d'un avion présidentiel. Avec ses co-accusés, condamnés en même temps que lui, il a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

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Marafa Hamidou Yaya, ex-puissant ministre, écope de vingt-cinq ans de prison ferme et d’une lourde amende. Même peine pour Yves-Michel Fotso, ancien patron de la Camair, la compagnie aérienne nationale, et richissime homme d’affaires.

A leur côté enfin, Julienne Nkounda, qui a exercé dans une banque du groupe Fotso, et qui écope de dix ans de prison, tandis que trois autres personnes en fuite sont également condamnées.

Le tribunal présidé par le juge Schlick les a donc reconnus coupables d’avoir frauduleusement obtenu 29 millions de dollars, une somme appartenant à l’Etat du Cameroun, destinée à l’achat d’un nouvel avion présidentiel en 2001.

Un peu avant, le ministère public avait requis la prison à vie pour les condamnés, tandis que les avocats de la défense n’avaient pas souhaité plaider les circonstances atténuantes, puisque leurs clients, ont-ils expliqué, avaient plaidé « non coupable ».

Marafa Hamidou Yaya, qui clame son innocence depuis le début de ce procès et se dit victime d’intrigues politiques, s’est lui aussi exprimé face au tribunal. « Je suis déçu, mais pas vaincu », a-t-il dit.

A ses côtés, Yves Michel Fotso s’est, lui, interrogé : « Votre verdict, je me demande où il est tombé ». Les avocats des accusés ont d’ores et déjà annoncé leur pourvoi en cassation dès lundi.

Nous avons passé deux mois à débattre de toutes les pièces du dossier mais la décision qui est intervenue nous a surpris parce nous ne retrouvons pas dans les pièces (les éléments) qui justifient la décision… lundi à la première heure nous devons être à la Cour suprême pour le pourvoi. Nous allons produire la preuve que nous n’avons commis aucune infraction.

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Cette audience marathon, qui aura duré plus de dix-huit heures, a aussi été marquée par les mesures sécuritaires inédites : gendarmes, policiers antiémeutes, fouilles du public, et même brouillage du signal téléphonique, ce qui n’a pas empêché la foule nombreuse de venir assister à ce procès événement.

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