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Mali

De Bamako à Paris, experts militaires et diplomates se mobilisent autour du Mali

Islamistes du Mujao, au Mali, au printemps 2012.
Islamistes du Mujao, au Mali, au printemps 2012. Photo AFP / Issouf Sanogo

Une dizaine d’experts européens sont au Mali depuis le lundi 22 octobre 2012 et pour une semaine. Ils doivent recenser les besoins de l’armée malienne, avec le feu vert des autorités, pour l’aider à se restructurer. Une étape jugée indispensable avant toute opération de reconquête du nord du pays. Une autre réunion, cette fois à Paris, a également pour objet la zone sahélienne et le Mali. Elle réunit lundi et mardi des cadres de l'armée américaine, des diplomates du département d'Etat américain, et de nombreux représentants de la zone sahélo-saharienne.

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L’objectif de la mission européenne réunie à Bamako est de voir quels sont les points faibles de l’armée malienne et comment la remettre à niveau. Concrètement ces experts militaires et civils vont travailler de paire avec les équipes du ministère de la Défense et de l’état-major.

Mais ils ne feront pas l’économie d’une visite à Kati, au capitaine Sanogo désormais président du comité de réforme de l’armée. Le capitaine qui tient naturellement à être associé puisqu’il représente, rappelle-t-il, l’institution légale officiellement chargée du dossier.

Même s'ils ne sont pas là pour une expertise, les membres de la délégation européenne devraient être en mesure, à la fin de la semaine, d’effectuer un diagnostic de l’armée. Il se traduira ensuite par des propositions précises, telles que par exemple la formation de tel ou tel bataillon, ou le travail sur la chaîne de commandement. Car de l’avis des militaires, et notamment du colonel Gamou fer de lance de la lutte au nord du pays au début de l’année, l’encadrement des troupes est aujourd’hui à revoir à tous les niveaux.

Dans les prochaines semaines, un autre travail conjoint devrait démarrer cette fois-ci avec l’Union africaine, la Cédéao et l’ONU pour aider les Maliens à écrire dans le détail le concept d’opération militaire qui doit être soumis ensuite au Conseil de sécurité.

Pendant ce temps à Paris, s’ouvrait une autre réunion de haut de niveau

La rencontre a débuté discrètement, lundi 22 octobre, au Cercle national des armées, à Paris, autour de représentants de l'Union africaine, de la Cédéao, de l'Union européenne et des Nations unies. La présence la plus remarquée fut celle de Johnnie Carson, le haut responsable pour l'Afrique aux Affaires étrangères à Washington. Le général Charles Hooper, responsable de la planification stratégique au sein du commandement du Pentagone pour l'Afrique, avait également fait le déplacement.

Si la conférence pouvait se résumer à un point sur la situation et les enjeux dans la zone sahélienne, des discussions restreintes et confidentielles vont se dérouler ce mardi. Une délégation américaine doit notamment se rendre au Centre de planification et de conduite des opérations, le CPCO, le centre nerveux de l'état-major des armées à Paris.

Selon nos informations, d'autres militaires américains vont prochainement faire le voyage en France afin de travailler à la coordination des opérations dans le Sahel. Pour schématiser, il s'agit de savoir qui peut faire quoi, quelle contribution peut être apportée à une force africaine, comment renforcer les capacités de l'armée malienne afin de reprendre les villes du Nord et d’en chasser Aqmi.

Une mission d'évaluation française doit par ailleurs rejoindre très prochainement les experts militaires de l'Union européenne déjà à pied d'oeuvre à Bamako.

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