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Ethiopie / UA

L'Union africaine salue l'intervention française au Mali

Ouverture du sommet de l'Union africaine des 27 et 28 janvier 2013.
Ouverture du sommet de l'Union africaine des 27 et 28 janvier 2013. Photo: Union africaine

La guerre de reconquête du nord du Mali est au centre du sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie. Ce 20e sommet de l'UA marque aussi l'entrée en scène de la nouvelle présidente de sa Commission, la Sud-Africaine Dlamini-Zuma, élue il y a trois mois, et la prise de fonction du président de l'Union, l'Ethiopien Hailemariam Desalegn. De son côté, Ban Ki-moon s’est engagé à recommander au Conseil de sécurité de l'ONU de débloquer une aide logistique pour la Misma.

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Ce qu’il faut retenir de la cérémonie d’ouverture de ce dimanche, c’est que la solidarité envers le Mali et le soutien en faveur de l’opération militaire de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) ont été confirmés par les chefs d’Etat africains et leurs partenaires internationaux qui se sont exprimés à la tribune. Le président béninois Thomas Yayi Boni, au-delà de ses remerciements envers la France, a appelé à la mobilisation générale pour permettre le déploiement sans délai de la Misma.

Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, qui a été désigné nouveau président en exercice de l’Union africaine, a également manifesté son soutien. Il a, lui aussi, remercié la France et les pays de la Communau

Je voudrais saluer la France qui, face au délai extrêmement long des leaders africains, et même de la communauté internationale, a pris les devants...

Thomas Yayi Boni

té économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui aident le Mali à recouvrer son intégrité territoriale.

Hors Cédéao, le président tchadien Idriss Déby s’est engagé à fournir 2 200 soldats, la plus importante contribution africaine. Idriss Déby a fait un appel du pied à la communauté internationale : « On ne veut pas être les seuls. La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous », a déclaré le président Déby après la photo de famille des chefs d’Etat.

Quant à la nouvelle présidente de la Commission, Nkosazana Dlamini-Zuma, elle ne s’est curieusement pas répandue sur le dossier malien et a davantage parlé de la Palestine que du Mali. Mais elle avait plusieurs fois salué cette semaine l’intervention française et appelé la communauté internationale à faire preuve de générosité, notamment lors de la conférence des donateurs pour le Mali qui se tiendra ici, à Addis-Abeba, mardi 29 janvier.

Aide logistique de l'ONU ?

Toujours sur cette crise malienne, on attendait également le discours du secrétaire général des Nations unies. Ban Ki-moon s’est engagé personnellement à recommander au Conseil de sécurité (de l'ONU) de débloquer une aide logistique pour la Misma : « Nous avons une obligation morale d’agir. L’ONU aidera le Mali à traverser cette épreuve », a-t-il promis, indiquant que les Nations unies dépêcheraient des experts militaires et politiques au Mali. Il a également promis de contribuer à la consolidation de la paix et à la réconciliation une fois la phase des combats achevée.

Nous sommes résolus à tout faire pour aider le peuple malien à traverser cette épreuve...

Ban Ki-moon

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