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Mali / France

Mali: la guérilla urbaine, nouveau visage du conflit

Un soldat malien à Gao, le 10 février 2013.
Un soldat malien à Gao, le 10 février 2013. REUTERS/Francois Rihouay

Les islamistes du Mujao qui contrôlaient Gao ont donc opté pour la guérilla. Les militaires appellent cette tactique une guerre asymétrique en milieu urbain, avec combats de rue, mines et attentats. Les militaires français disent s'être préparés à cette évolution.

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Avec notre envoyé spécial à Bamako

La haute hiérarchie de Serval affirme que le basculement dans une guerre de type asymétrique était anticipé. « On a beaucoup fragilisé nos adversaires et ils ne peuvent plus combattre sur le même terrain que nous. D’où ces moyens de contournement », explique un haut gradé français. Le basculement c’est la guerre de rue, le recours aux mines et les attentats-suicides.

Face à cette menace en milieu urbain, les contingents français et africains soutiennent qu’ils veillent à ce que l’emploi de la force soit le plus maîtrisé possible, afin d’éviter les pertes civiles. Il faut tout surveiller. Une moto, un jeune avec un âne peuvent être dangereux. Le renseignement est donc crucial.

De ce côté, la population à Gao livrerait au quotidien des informations sur les mouvements de combattants islamistes. Les militaires français sont satisfaits des barrages érigés par leurs homologues maliens.

Au sein de la Misma, l’expertise des uns et des autres est également sollicitée, pour cette nouvelle phase de la guerre. Les soldats nigérians, par exemple, ont l’habitude d’affronter en milieu urbain des membres de la secte islamiste Boko Haram. Il est également prévu que des éléments du génie sénégalais soient déployés à Gao pour des missions de déminage.

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