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Centrafrique

Centrafrique: l’aéroport de Bangui devient le refuge de milliers de déplacés

Ces hommes racontent comment les musulmans de leur quartier les ont attaqués à la machette, car ils suspectaient certains habitants de cacher des armes fournies par l'ancien président Bozizé.
Ces hommes racontent comment les musulmans de leur quartier les ont attaqués à la machette, car ils suspectaient certains habitants de cacher des armes fournies par l'ancien président Bozizé. RFI/L.Correau

En Centrafrique, malgré l’intervention militaire des forces françaises en appui aux forces africaines, la situation reste chaotique. Des violences secouent quotidiennement la capitale, Bangui. Conséquence : des milliers de déplacés se réfugient à deux pas de l'aéroport M’Poko, où sont basés les militaires français.

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Ils ont fui leur quartier en raison des violences. Ils sont 30 000 au bas mot, selon Médecins sans Frontières (MSF) à être venu chercher refuge près de l’aéroport sécurisé par les soldats français. Les récits des blessés sont effrayants. L’un de ceux qui attendent pour la consultation de MSF raconte que des musulmans de son quartier, le quartier Boeing, sont venus à la recherche d’armes que Bozizé, l’ancien président, lui aurait prétendument données. Ils l’ont alors frappé à coups de machette, sur la tête, et comme il essayait de se protéger, sur les avant-bras. Ses blessures sont couvertes de bandages.

La nourriture manque

Dans ce camp de fortune, les familles vivent, jour et nuit, sur des nattes, sous des tentes faites à partir de couvertures, de bâches, de simples sacs tendus par quatre piquets. Un petit marché s’est improvisé sur l’une des allées, mais la nourriture manque.

« Il n’y a pas de latrines, il n’y a que deux points d’eau, déplore Lindis Hurum, la coordinatrice urgence de Médecins sans Frontières à l’aéroport. MSF demande que les Nations unies et toutes les autres organisations viennent rapidement sur place aider les populations. La situation est déjà catastrophique, il faut vraiment venir le plus rapidement pour nous aider ».

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