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RCA

Info RFI: en Centrafrique, Michel Djotodia limoge trois ministres

Le président de transition Michel Djotodia, lors d'une cérémonie officielle à Bangui, le 30 novembre 2013.
Le président de transition Michel Djotodia, lors d'une cérémonie officielle à Bangui, le 30 novembre 2013. REUTERS/Joe Penney

En République centrafricaine, le président de la transition, Michel Djotodia, a décidé ce dimanche 15 décembre le limogeage de trois ministres : le ministre de la Sécurité et de l’Ordre public Josué Binoua, mais aussi celui des Finances et du Budget Christophe Bremaidou, ainsi que le ministre de l’Élevage Joseph Bendounga. Le directeur général du Trésor, Nicolas Geoffroy Gourna Douath quitte lui aussi ses fonctions. 

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Raison invoquée pour ces limogeages : « Ces ministres, on ne sait pas où ils sont et ils ne gouvernaient plus ». A la suite de ces limogeages, le président de la transition a donné instruction pour que tous les mouvements sur les différents comptes du Trésor public soient suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les trois décrets et l’instruction présidentielle n’ont par ailleurs pas été contresignés par le Premier ministre, comme le prévoient les textes de la transition.

Le ministre de la Sécurité et de l'Ordre public, le pasteur Josué Binoua, qui est actuellement en France après avoir été exflitré par l'armée française il y a quelques jours, n'a pas tardé à réagir. « Il est normal que je vienne voir ma famille, s'est-il justifié. Je suis depuis 48 heures en visite familiale, mais depuis une semaine, j’étais bel et bien à Bangui. »

Accusé par les autorités centrafricaines de détention d’armes illégale, le ministre limogé s'est défendu de toute tentative de déstabilisation du régime : « Est-ce qu’il est étonnant d’avoir un code pénal chez un magistrat ? Je suis ministre de la Sécurité. Lorsque ma maison a été pillée et saccagée, dans le butin de ces voleurs, il y a eu dix armes, avec une carabine. Ce n’est pas avec dix AK 47 qui sont détenus par mes éléments de sécurité et une carabine qu’on va faire un coup d’État. C’est donc une fausse accusation. » Avant de plaider pour le rassemblement : « Je dis simplement que nous ne pouvons pas bâtir le pays avec de l’exclusion. On ne peut pas parler rassemblement et en même temps mener une politique intrigante, des machinations secrètes pour nuire aux uns et aux autres. Il est normal que le président de la République et son Premier ministre donnent leur confiance et la retire, mais je dis qu’il faudrait que nous nous réunissions comme un seul homme pour bâtir notre pays. »

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