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RDC

RDC: John Numbi accusé de soutenir les rebelles du Katanga dans un rapport de l’ONU

John Numbi, ancien chef de la police congolaise.
John Numbi, ancien chef de la police congolaise. © Passerelle

Retour au calme au Katanga après plusieurs jours d'affrontements entre militaires et rebelles du Bakata Katanga, un groupe de miliciens indépendantistes maï-maï, très actifs dans cette province du sud-est de la RDC. De nombreux observateurs s'inquiètent de possibles complicités dont ces miliciens bénéficieraient parmi des personnalités politiques et militaires. Et parmi les noms qui reviennent souvent, il y a celui de John Numbi, l'ancien chef de la police congolaise, suspendu depuis plus de trois ans pour son implication présumée dans l'assassinat de l'activiste des droits de l'homme, Floribert Chebeya, et qui vient d'être remplacé à la tête de la police nationale. Son nom est également pointé dans le dernier rapport d'expert des Nations unies sur la situation en RDC. Un rapport encore confidentiel, mais dont RFI a pu se procurer les grandes lignes.

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Les miliciens Bakata Katanga reçoivent « diverses formes de soutien de la part du général John Numbi », écrivent les experts. Il est question de soutien militaire, financier et logistique, assurent-ils, sur la base d'informations jugées « crédibles ». Selon des sources « haut placées », la ferme où réside l'ancien chef de la police, située à une vingtaine de kilomètres de Lubumbashi, servirait notamment « de base » aux rebelles et abriterait même « des caches d'armes ».

Témoignages

C'est là-bas, selon ces mêmes sources, rapportées par les experts, qu'auraient été préparées les attaques sur Lubumbashi d'octobre et de mars dernier. En mars 2013, après l'attaque sur Lubumbashi qui avait fait une vingtaine de morts, le général Numbi avait été mis en cause dans un rapport de la société civile du Katanga, sur la base de témoignages d'anciens miliciens, évoquant des liens entre leur chef et John Numbi.

Pas encore été jugés

A l'époque plus de 200 d'entre eux s'étaient rendus à la Monusco avant d'être transférés dans une prison de Kinshasa. Mais ils n'ont pas encore été jugés et l'enquête n'a pas permis pour le moment d'identifier leurs possibles soutiens. Contacté par RFI, le général John Numbi n'a pas souhaité commenter ces informations, avant la publication officielle du rapport, précisant qu'il n'a « jamais été contacté par les experts des Nations unies ».

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