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RCA: la présidente Samba-Panza en visite au Tchad

La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza lors d'une conférence de presse à Bangui, le 21 janvier 2014.
La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza lors d'une conférence de presse à Bangui, le 21 janvier 2014. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition centrafricaine est à Ndjamena, au Tchad, en visite de travail depuis lundi après-midi. Un voyage consacré à la situation sécuritaire en République centrafricaine durant lequel elle a rencontré le président Idriss Deby.

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Après avoir rencontré le président tchadien, elle a reconnu lundi soir l’incapacité de son gouvernement à assurer la sécurité des musulmans centrafricains et tchadiens qui ont fui en masse le pays notamment en direction du Tchad. Mais Catherine Samba Panza l'a promis, elle reviendra les chercher quand la situation sécuritaire se sera améliorée.

« La question primordiale c’est ce problème de sécurité, qui a obligé nos frères musulmans vivant en République centrafricaine, à vouloir quitter le pays pour se mettre à l’abri dans un pays qu’ils ne connaissent pas souvent, parce qu’ils n’y sont pas nés, ils n’y ont pas grandi. Beaucoup de Tchadiens vivant en République centrafricaine y sont depuis au moins plusieurs générations. Et donc de les voir quitter notre pays nous déchire le cœur. Mais pour pouvoir les retenir, il faut que nous soyons en mesure d’assurer leur sécurité. Malheureusement, nous ne pouvons pas assurer leur sécurité. Le jour où cette sécurité reviendra, il m’appartiendra, avec tout le peuple centrafricain, de revenir vers ces frères-là et leur demander de revenir à nouveau dans leur patrie », a expliqué à la presse Catherine Samba-Panza.

Idriss Deby prône le dialogue avec la Seleka

Après avoir rencontré la présidente de la transition Idriss Déby a déclaré que les forces de la Misca et celles de Sanagris n'avaient pas à l'heure actuelle et « quelle que soit leur bonne volonté » les hommes et les moyens nécessaires pour remplir leur mission. « Il ne faut pas tergiverser et aller vers les Nations Unies pour avoir les moyens nécessaires », a déclaré le président tchadien. Idriss Déby a aussi lancé un appel au dialogue avec les rebelles Seleka. Les plus radicaux d'entre eux menacent de partition le nord de la Centrafrique. Pour le président tchadien, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui a poussé le président de la transition centrafricaine à la démission n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis des Seleka.

Il appelle donc au dialogue avec l’ex-rébellion : « Des Seleka sont partis dans le nord et on assiste, de fait, à une sorte de division de la République centrafricaine. Il faudra prendre contact avec ces gens pour qu’ils regagnent la mère patrie. Et il ne s’agit pas non plus aussi de les combattre avec les armes. Ils étaient casernés, ils ne peuvent pas sortir. Quand on sort, on tire sur eux. Maintenant c’est à la présidente, avec l’appui de la communauté internationale, l’appui du pays voisin, de faire en sorte que ces frères-là reviennent à la légalité. En faisant démissionner Michel Djotodia, nous avons fait des promesses aux éléments de la Seleka. Et nous n’avons pas tenu ces promesses-là. Je le reconnais publiquement. Donc, il nous revient nous aussi de gérer ce tort que nous avons fait en République centrafricaine ».

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