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FRANCE / RWANDA

Génocide rwandais: examen des charges au procès Simbikangwa

Un avocat intervient devant la presse, en marge du procès de Pascal Simbikangwa, le 4 février à Paris.
Un avocat intervient devant la presse, en marge du procès de Pascal Simbikangwa, le 4 février à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Voilà trois semaines désormais que Pascal Simbikangwa comparaît devant la cour d'assises de Paris. Cet ancien officier des renseignements rwandais est poursuivi pour complicité de crimes de guerre et complicité de génocide dans son pays en 1994. Jusqu'à présent, la cour s'est penchée sur le contexte historique du Rwanda ainsi que sur la personnalité et le parcours professionnel de l'accusé. Elle entre, ce lundi 24 février, dans l'examen des charges.

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Dans le box des accusés, Pascal Simbikangwa clame son innocence, dénonce un complot de la part du Front patriotique rwandais (FPR), désormais au pouvoir à Kigali. Un discours que l'accusation et les parties civiles vont tenter de casser au cours des prochains jours en faisant venir à la barre des témoins des exactions que Pascal Simbikangwa aurait commises.

Pour eux, l'ancien officier des renseignements a distribué des armes dans les régions de Kigali et de Gisenyi, et aurait supervisé des barrages où les Tutsis, tentant de fuir les massacres, ont été exterminés.

Vingt-trois témoins

L'homme a-t-il donc été au cœur du génocide ? Vingt-trois témoins devront éclairer la lanterne des jurés : des agriculteurs, des gardiens, des commerçants, des voisins de l'accusé qui, du Rwanda, viendront à la barre de ce tribunal parisien. Mais aussi mardi et mercredi, d'anciens employés de la RTLM, la Radio-Télévision libre des Mille collines que le Tribunal pénal international pour le Rwanda considère comme l'un des principaux instruments du génocide.

Des témoignages cruciaux particulièrement pour l'accusation qui - si elle veut obtenir une condamnation - devra lever toutes les interrogations autour du rôle de Pascal Simbikangwa en 1994. Car, en assises, le doute bénéficie à l'accusé.

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