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Santé

L'épidémie de la fièvre Ebola alarme l'OMS

Des membres de Médecins sans frontières transportent le corps d'une des victimes de l'Ebola, à Guékédou, en Guinée, le 1er avril 2014.
Des membres de Médecins sans frontières transportent le corps d'une des victimes de l'Ebola, à Guékédou, en Guinée, le 1er avril 2014. AFP PHOTO / SEYLLOU

« L'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique occidentale est parmi celles qui posent le plus de défis depuis l'apparition de la maladie il y a 40 ans », affirme l’Organisation mondiale de la Santé.

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Selon les derniers chiffres publiés mardi par l’OMS, 101 personnes sont mortes de fièvre hémorragique depuis janvier en Guinée, sur 157 malades. 67 décès sont des cas avérés du virus Ebola. Au Libéria, il y a eu 21 cas de fièvre hémorragique, dont 10 mortels. La Sierra Leone est aussi touchée, ainsi que le Mali, où l’OMS annonce 9 cas suspects.

La propagation de l’épidémie est particulièrement inquiétante, juge Keiji Fukuda, vice-directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. Et il souligne que c’est la première fois que l’Afrique de l’Ouest connait une telle épidémie d’Ebola. C’est la souche la plus virulente du virus, appelée la souche de Zaïre, qui sévit actuellement en Guinée et dans les pays limitrophes.

Les chercheurs sont inquiets, car c’est la première fois que cette souche a été découverte en Afrique de l’Ouest, à 2 500 kilomètres de sa zone habituelle de circulation. « La fièvre hémorragique qui touche actuellement la Guinée est due au virus Ebola souche Zaïre, qui est la souche la plus mortelle puisqu’elle peut aller jusqu’à 60-90 % des décès des personnes qui vont présenter les symptômes », précise le docteur Dieudonné Nkogué, du Centre international de recherches médicales de Franceville au Gabon.

Médecins sans frontières, très impliquée dans la prise en charge des malades en Guinée, souligne que les chances de survie augmentent pour les malades s’ils se rendent dans l’un des centres de prise en charge. Car même s’il n’existe aucun traitement ni vaccin, les patients peuvent y recevoir un traitement pour les infections secondaires et être réhydratés. Et l’ONG annonce que trois personnes ont été déclarées guéries du virus Ebola depuis samedi en Guinée. Il est donc fortement conseillé aux personnes présentant les symptômes de la maladie – hémorragies, vomissements et diarrhées – de se diriger rapidement vers un centre de santé.

Conakry : l'hôpital Donka face à Ebola

À Conakry, le centre d'isolement des malades de l'hôpital Donka mis en place par l'ONG Médecins sans frontières se trouve au centre de la lutte contre la maladie dans la capitale.

Avant de rentrer dans le centre d’isolement, tout le monde a obligation de se laver les mains et les semelles des chaussures à l’eau chlorée. Pour pénétrer la zone où sont effectivement traités les patients atteints du virus Ebola, il faut ensuite dix minutes pour enfiler une combinaison jaune, seul rempart contre la maladie.

C’est au pied d’un arbre immense dans l’enceinte de l’hôpital Donka que Médecins sans frontières a dressé ses tentes. L’une pour faire un prélèvement sanguin aux patients présentant les symptômes de la maladie. Une autre pour ceux dont la contamination au virus est confirmée et qui subiront un traitement dans la zone de traitement.

La lutte continue également dans les quartiers pour retrouver les personnes qui ont fréquenté le malade. « La Croix-Rouge va aller tous les jours suivre les contacts dans les différents quartiers pour voir s’ils développent des symptômes. Dès que ce sera le cas, on les référera à l’isolation », explique Lucie Perardel, infirmière à MSF.

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