Accéder au contenu principal
SENEGAL

Nouvelle manifestation contre le «mur de la honte» à Dakar

Vue de Dakar, au Sénégal.
Vue de Dakar, au Sénégal. Getty Images

Un rassemblement de plusieurs associations a été dispersé par la police, samedi 12 avril, sur la corniche de Dakar.  À l’origine de cette mobilisation : la construction d’un chantier de 4000 m2 attribués à une ambassade que des associations ont surnommé « le mur de la honte ». Une manière pour ces associations de dénoncer l’attribution de terrains situés sur le domaine public maritime.

Publicité

Une cinquantaine de personnes ont marché en silence sur la corniche ouest de Dakar, ce samedi. Il y avait là de jeunes étudiants, des pères et mères de famille et des mouvements associatifs.

Certains portaient un tee-shirt vert sur lequel on pouvait lire « Non au mur », allusion au chantier d’une ambassade qui, selon eux, empiète sur le littoral, comme l’explique l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, membre de l'association SOS littoral. « Les textes sont très clairs. C’est pour des causes de défense nationale, normalement, que l’on doit déclassifier. Mais ils ont tout déclassifié. L’ambassade de Turquie, c’est 4 000 m2. Derrière il y a 100 000 m2 qu’ils se sont partagés ».

 → À (RE)LIRE : Sénégal: un «mur de la honte» sur la corniche de Dakar

À peine installés devant le chantier pour un sit-in qui devait durer quelques heures, les manifestants ont été dispersés par la police. Selon cette dernière, le rassemblement n'était pas autorisé par le préfet de Dakar.

Le rappeur Djily Bagdad, membre du collectif Y’en a marre déplore cette décision : « Ils veulent maintenir le flou pour voir où nous coincer. Si maintenant on veut nous prendre ce droit que l’on a de dire "non" si on n’est pas d’accord, alors dans quel pays sommes-nous ? »

28 manifestants interpellés

Les policiers ont interpellé 28 manifestants, parmi lesquels trois leaders du mouvement Y’en a marre. Ils ont tous été relâchés dans la soirée. Ces interpellations se sont déroulées sous l’œil distant de sportifs venir faire leur footing. Parmi eux, le jeune Fary : « Il m’arrivait de venir ici avec mes amis juste pour profiter de la vue, et rien que pour cela. C’est un droit inaliénable qui aujourd’hui est en train d’être mis en péril par toutes ces constructions ! »

L’association SOS littoral entend déposer plainte contre X pour abus de pouvoir dans le cadre « d'une déclassification d’une partie du domaine public maritime au profit du privé ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.