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Afrique du Sud / Swaziland

Desmond Tutu part en croisade pour les libertés au Swaziland

L'archevêque Desmond Tutu lors d'une messe en l'hommage de Nelson Mandela.
L'archevêque Desmond Tutu lors d'une messe en l'hommage de Nelson Mandela. REUTERS/Mark Wessels

Le prix Nobel de la paix a pris la tête d’un groupe d’une quarantaine de personnalités, fondations et associations pour dénoncer le régime et ses atteintes aux libertés. Le Swaziland est la dernière monarchie absolue d'Afrique, gouverné sans partage par le roi Mswati III.

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Dans une lettre ouverte adressée au roi du Swaziland, Mswati III, Desmond Tutu exprime son inquiétude face à l'état de la liberté d'expression, de l'indépendance de la justice et du respect de l'Etat de droit. Le roi Mswati III ne tolère aucune critique : les partis politiques sont interdits depuis les années 1970 et les militants régulièrement arrêtés et inculpés pour terrorisme.

Ces derniers mois, la répression s’est durcie : des personnalités telles que l'avocat Thulani Maseko, le journaliste Bheki Makhubu et le militant Maxwell Dlamini ont été détenues sans procès. En outre, trois juges sont depuis peu sous le coup d'un mandat d'arrêt. Signe, selon l’archevêque du Cap, d'une détérioration supplémentaire de l'Etat de droit. Desmond Tutu réclame notamment la libération des prisonniers politiques et de conscience et que le plus haut magistrat du pays présenté comme le principal artisan de la crise soit remplacé.

L'archevêque met en garde contre l'isolement économique et politique du pays. Les Etats-Unis ont déjà menacé de retirer le Swaziland de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), son programme d’avantages commerciaux, faute de remplir les critères exigés par Washington en matière de droits de l'Homme.

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