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Centrafrique

RCA: des violences à Bangui, encore sous tension

Avec le retour progressif au calme à Bangui, les habitants commencent à revenir. Ces femmes constatent l'état de leur maison et récupérent ce qui peut l'être, le 16 septembre 2014.
Avec le retour progressif au calme à Bangui, les habitants commencent à revenir. Ces femmes constatent l'état de leur maison et récupérent ce qui peut l'être, le 16 septembre 2014. RFI / Laurent Correau

En République centrafricaine, un regain de tension sévit à Bangui depuis 24 heures. Les chauffeurs de taxi ont bloqué, ce mercredi 8 octobre, plusieurs places de la ville en protestation après l'agression d'un taximen au PK5, l'enclave musulmane de Bangui. Parallèlement, les habitants du PK5 ont manifesté devant le siège de la Minusca après la mort d'un musulman assassiné la veille.

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C'est devenu cyclique à Bangui. Un crime entraine d'autres crimes jusqu'à paralyser la ville et plonger ses habitants dans la peur et la confusion.

Mardi soir, dans une rue du quartier Gobongo, des hommes jettent des grenades sur une foule. Cet acte criminel blesse vingt-quatre personnes dont cinq gravement. Dans la foulée, un homme, présenté comme l'un des auteurs de ce crime, est lynché et son corps calciné. C'est un habitant du PK5, un musulman, et en apprenant la nouvelle, mercredi matin, l'enclave musulmane s'embrase.

Les manifestants en colère s'en prennent à plusieurs chauffeurs de taxi. Dans les heurts, l'un d'entre eux est assassiné ainsi que deux passagers. Immédiatement, les chauffeurs de taxi se mobilisent, dressent des barricades et occupent les carrefours.

L'ambiance est si tendue à Bangui que la coordination des mouvements anti-balaka rennonce à sa marche pacifique prévue, jeudi, afin de « ne pas ajouter de la confusion à la confusion », selon son leader Edouard Patrice Ngaissona.

Cette dernière flambée de violences intervient dans un contexte politique marqué par l'affaire des fonds angolais qui font parler le tout-Bangui. Le gouvernement a promis de s'expliquer en détail sur l'utilisation de ces fonds, vendredi, devant les membres du parlement de transition.

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