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Burkina Faso

Burkina Faso: opération grand nettoyage dans les rues de Ouagadougou

Ce samedi 1er novembre, à Ouagadougou, les agents municipaux aidés par la population, procèdent au nettoyage des rues.
Ce samedi 1er novembre, à Ouagadougou, les agents municipaux aidés par la population, procèdent au nettoyage des rues. REUTERS/Joe Penney

La capitale burkinabè tente de recouvrer son visage normal après les manifestations et émeutes de mardi et jeudi contre le projet de réforme constitutionnelle. Des jeunes et des femmes armés de balais s’emploient depuis samedi 1er novembre matin à nettoyer les rues de la ville.

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Avec notre envoyé spécial à Ouagadougou,

« Mana, mana ». En ce moment, à Ouagadougou, le mot est dans toutes les bouches. En dioula, cela veut dire « propre, propre ». C’est effectivement une opération grand nettoyage qui est menée dans les rues de la capitale burkinabè.

Non loin de l’avenue de l’Indépendance, dès 5h du matin ce samedi, des gens de tous âges, des militaires, du personnel municipal, des volontaires, des associations, se rendre dans la rue balai et drapeau burkinabè à la main. Ils se sont mis à nettoyer tous les gravats qui jonchaient les rues, retirer les barrages improvisés, dégager les carcasses des voitures calcinées. C’était véritablement spectaculaire. Des particuliers ont mis leurs camions à la disposition des balayeurs, d'autres leur achetaient à boire, rapporte le site d'informations Burkina 24.

C'est nous qui avons cassé, c'est nous qui nettoyons

Reportage : opération rues propres à Ouagadougou

A la mi-journée, alors qu'il commençait à faire très chaud à Ouagadougou, les gens cessent de travailler. Mais les grandes artères de la ville ont été entièrement nettoyées et dégagées de tout ce qu’on a pu voir ces 48 dernières heures.

L’idée est de répondre à l’appel qu’a lancé hier la société civile, notamment le collectif Balai Citoyen, et également les militaires de lieutenant-colonel Zida, pour rendre un visage propre à cette ville après les heurts de ces 48 dernières heures. « Hier on a balayé un président et aujourd’hui, on balaie les rues », lance un jeune, balai à la main. « Il fallait casser aussi, pour montrer qu'on n'a peur de rien, assume une balayeuse. Mais après tout ce qu'on a fait, il fallait rendre la ville propre. Maintenant, les étrangers vont venir, c'est comme si de rien n'était. »

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