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Maroc

Maroc: la tension monte entre le Front Polisario et Rabat

Militaires de la Minurso dans la base d’Agouanit en territoire contrôlé par le Polisario, au sud-est du Sahara occidental.
Militaires de la Minurso dans la base d’Agouanit en territoire contrôlé par le Polisario, au sud-est du Sahara occidental. (Photo : M.P. Olphand)

Depuis l'anniversaire de la « Marche verte », jeudi 6 novembre – jour du 39e anniversaire de l’annexion du Sahara occidental par le Maroc – la tension est montée d'un cran entre le Maroc et le Front Polisario. En déclarant que le Maroc resterait « dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc jusqu'à la fin des temps », le roi Mohamed VI ne pouvait que provoquer une réaction immédiate du Front Polisario. Le mouvement indépendantiste en appelle notamment à un sursaut de la communauté internationale.

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Face à ce qu'il qualifie de « grave escalade marocaine », le président de la République arabe sahraoui démocratique (RASD, autoproclamée), Mohamed Abdelaziz a décidé d'écrire à Ban Ki-moon. Dans une lettre adressée, dimanche, au secrétaire général de l'ONU, il appelle les Nations unies à tout mettre en œuvre pour accélérer la « décolonisation » du Sahara occidental.

« Incontestablement, au niveau de la communauté internationale, il nous paraît qu’il y a besoin de faire plus d’efforts et d’être encore plus clair, surtout au regard des dernières déclarations du Maroc. On voit que le Maroc essaye de faire faux bond à la communauté internationale », a déclaré, à RFI, Mohamed Sidati, membre de la direction du Polisario.

L'ONU doit donc réagir, faute de quoi « la frustration ne peut que grandir chez les Sahraouis », prévient le Polisario. De son côté, Vanina Maestracci, porte-parole de Ban Ki-moon, confirme que les Nations unies restent mobilisées sur le sujet. « Nous avons bien sûr pris note des discours et des commentaires qui ont été faits ces derniers jours dans la région. Pour nous – l’ONU – bien évidemment cela souligne encore plus la nécessité d’une reprise rapide d’un processus de négociation. Aussi, bien évidemment, la communauté internationale est toujours saisie de cette question et les Nations unies restent engagées dans son travail sur le Sahara occidental », a souligné Vanina Maestracci.

Afin de pouvoir relancer le dialogue, l'ONU souhaite que son envoyé spécial pour la région, Christopher Ross, ait le feu vert des deux parties pour reprendre rapidement ses consultations et que la chef de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) – nommée en mai – puisse, elle aussi, prendre son poste au Maroc.

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