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Burkina Faso

Burkina: Cherif Sy, un journaliste critique à la tête de l'Assemblée

Des manifestants envahissent le Parlement burkinabè, le 30 octobre 2014.
Des manifestants envahissent le Parlement burkinabè, le 30 octobre 2014. REUTERS/Joe Penney

Au Burkina Faso, le Conseil national de transition (CNT), qui fera office d’Assemblée nationale, a été installé jeudi. Le journaliste Cherif Moumina Sy a été nommé à sa tête.

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Le Conseil national de transition est le troisième et dernier organe prévu par la charte de  transition. C’est par acclamation que ses 90 membres ont été installés, jeudi. Le journaliste Cherif Moumina Sy a été élu président de cette assemblée. Connu dans le domaine de la presse pour ses prises de position contre l’injustice, l’impunité et surtout pour plus de liberté pour la presse, son hebdomadaire « Bendre » a été très critique vis-à-vis du pouvoir de Blaise Compaoré. Il faisait partie des trois derniers candidats retenus pour occuper le poste de président de la transition.

Dans une récente interview accordée à l’Observateur paalga, il expliquait que « la transition doit commencer par déstructurer le régime qui a été construit. Le déstructurer intellectuellement, institutionnellement, pour poser les fondements d'une nouvelle société. »

Réponses à la volonté de changement du peuple

À la tête de l’organe législatif de cette transition, Cherif Sy soutient que la priorité du Conseil national de transition est de donner satisfaction à la volonté de changement exprimée par les Burkinabè à travers l’insurrection populaire. « Etant donné le contexte dans lequel est mis en place ce Conseil national de transition, il faut qu’il apporte des réponses claires et précises à la volonté de changement exprimée par le peuple », explique-t-il.

En ligne de mire : le sort de l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux quinquennats le nombre de mandats présidentiels. Une disposition que les membres du Conseil national de transition entendent verrouiller définitivement. « Nous allons verrouiller une bonne fois pour toutes l’article 37, pour qu’aucun Burkinabè n’ait l’idée de le modifier », prévient Oumarou Dicko, l’un des représentants du monde de la culture au sein de ce Conseil.

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