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Algérie

Morts de Touggourt: les autorités tentent d’apaiser les tensions

Le Premier ministre algérien, Tayeb Belaïz.
Le Premier ministre algérien, Tayeb Belaïz. AFP PHOTO / FETHI BELAID

En Algérie, deux jeunes de 20 et 24 ans ont été tués vendredi 28 novembre dans des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans la ville de Touggourt, à 600 km au sud d’Alger. Les autorités algériennes ont annoncé dès samedi une série de mesures d’urgence. L’opposition a dénoncé une répression d’une violence inacceptable.

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Une série de mesures d’urgence a dès samedi été prise : un million de dinars, soit 10 000 euros, et des logements, en signe de « soutien aux familles » des deux jeunes tués lors de la manifestation. Le ministre de l’Intérieur a voulu montrer qu’il réagissait rapidement.

Samedi matin, accompagné du chef de la police, il s’est déplacé dans la ville de Touggourt, a rencontré les autorités et a limogé le maire et le chef de la sureté locale. Tayeb Belaiz a promis une enquête et a fait relâcher tous les jeunes interpellés lors des affrontements.

Si l’objectif des autorités était de faire baisser la pression, alors que des jeunes ont continué de se rassembler toute la journée de samedi et que des renforts sécuritaires avaient été déployés, cela n’a pas empêché les critiques. Le premier parti politique islamiste du pays demande une enquête pour comprendre pourquoi les policiers ont tiré à balles réelles. Le RCD, parti d’opposition, dénonce une « répression d’une violence inouïe » et souligne « l’incapacité du pouvoir » à être à l’écoute de la population.

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