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Afrique du Sud / Justice

Afrique du Sud: soupçon de corruption au ministère des Travaux publics

Vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à NKandla.
Vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à NKandla. REUTERS/Rogan Ward/Files

En Afrique du Sud, on parle à nouveau de la résidence de Jacob Zuma située à Nkandla et des aménagements luxueux réalisés dans cette propriété par des entreprises parfois peu scrupuleuses. Ce week-end on a appris que la patronne d’une entreprise de construction qui a réalisé des travaux dans la résidence secondaire du président sud-africain a été mise en examen pour fraude et corruption. Ces accusations ne portent pas directement sur les travaux effectués à Nkandla, mais sur plusieurs autres chantiers également commandités par le ministère des Travaux publics.

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Riche femme d’affaires, Thandeka Nene, 42 ans, a fait fortune grâce à sa compagnie Bonelena Construction. Son entreprise a notamment été choisie pour réaliser une partie des aménagements de la résidence de Nkandla en 2012, un contrat estimé à 6,5 millions d’euros.

Mais Thandeka Nene est aujourd’hui accusée d’avoir remporté illégalement une dizaine d’autres appels d’offre, des contrats qui auraient rapporté 13 millions d’euros à sa compagnie. L’entrepreneuse sud-africaine aurait bénéficié de la complicité d’officiels du ministère des Travaux publics, qui auraient reçu en échange d’importants pots-de-vin. L’entrepreneuse est également soupçonnée de fraude fiscale, et d'avoir menti sur ses diplômes.

Dix-huit chefs d'accusation

Certes, Thandeka Nene n’est pas mise en cause pour les travaux réalisés à Nkandla, mais l’implication de son entreprise dans ce chantier controversé aurait attiré l’attention de la police. Libérée en échange d’une caution de 2 000 euros, l’entrepreneuse doit répondre de 18 chefs d’accusation, pour fraude et corruption.

La semaine dernière, de nouveaux travaux ont été réalisés dans la résidence de Nkandla pour réparer la clôture électrique à 450 000 euros qui entoure la propriété. Cette barrière, construite il y a deux ans seulement, s’était déjà partiellement effondrée.

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