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Tchad

Au Tchad, vive polémique sur l’affaire de la SOGECT

Une rue de Ndjamena, la capitale du Tchad.
Une rue de Ndjamena, la capitale du Tchad. Getty Images/Anthony Ham

Le week-end dernier, le collectif « Trop c'est trop » de la société civile tchadienne a renoncé à organiser une conférence de presse sur l'affaire de la SOGECT. Cette société, dirigée par un neveu du président Déby, aurait, selon le collectif, bénéficié de faveurs indues de la part de l'Etat tchadien. La société civile dit avoir fait l'objet de tracasseries policières, ce que la police dément. Au cœur de la polémique, les contrats de concession signés entre l'Etat et la SOGECT en 2011 et 2012 pour des marchés comme les documents biométriques et le contrôle technique des véhicules.

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La SOGECT est une entreprise dirigée par le neveu du président Déby. Les marchés qui lui ont été confiés sont des marchés rentables : le contrôle technique des véhicules automobiles, mais aussi l'impression de différents documents officiels comme les permis de conduire, les cartes d'identité ou les passeports biométriques sécurisés.

Marchés rentables, et pourtant les conditions faites au concessionnaire semblent extrêmement favorables. Les contrats et conventions que RFI a pu consulter prévoient le versement d'une redevance de 10% seulement des recettes collectées par la SOGECT à l'Etat tchadien. Ce qui, selon la société civile, créé un manque à gagner considérable pour les finances publiques.

Fin novembre, les autorités tchadiennes ont annoncé leur volonté de reprendre les activités concédées. Cela a entraîné de nouvelles polémiques : le PDG de SOGECT réclame en effet, pour un règlement à l'amiable, le montant de 34 milliards de francs CFA, destinés pour l'essentiel, selon lui, à payer les frais de licenciement de ses employés et les pénalités de rupture avec ses partenaires internationaux.

La coalition « Trop c'est trop »dénonce ce qu'elle considère comme une escroquerie. Elle réclame l'engagement de poursuites judiciaires. Et demande la création d'une commission chargée d'évaluer les montants perçus par la SOGECT depuis la signature des conventions en 2011 et 2012.

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