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RDC

RDC: pour la majorité, l’heure est à la cohésion au Katanga

L’enjeu de la visite du ministre de la Santé dans la région est aussi de remobiliser les Katangais autour du président Joseph Kabila (ici à Kampala en Ouganda en 2013).
L’enjeu de la visite du ministre de la Santé dans la région est aussi de remobiliser les Katangais autour du président Joseph Kabila (ici à Kampala en Ouganda en 2013). REUTERS/James Akena

En République démocratique du Congo, le ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi, a entamé ce vendredi 19 décembre une tournée dans le Katanga. Une visite d'une dizaine de jours avec un double objectif : faire le tour des structures de santé financées par le gouvernement, mais aussi mobiliser autour de la majorité présidentielle. Félix Kabange Numbi est le président de l'un des partis qui composent cette majorité, le parti Eveil pour la conscience travailliste. Or la majorité a justement connu des défections de personnalités originaires du Katanga.

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Parmi ces personnalités katangaises, il y a eu le chef d'un parti de la majorité Jean-Claude Muyambo. Puis Georges Mawine, vice-président national de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, le PPRD. Tous deux affirment que de plus en plus de Katangais sont hostiles au chef de l'Etat et à son maintien au pouvoir après 2016. « C'est faux, il ne s'agit que de deux personnalités qui ne représentent qu'elles-mêmes ou presque », rétorque le docteur Félix Numbi. « Le Katanga est toujours derrière Joseph Kabila », assure le ministre de la Santé.

La semaine dernière, les notables katangais avaient été appelés à Kinshasa pour débattre de plusieurs questions clés. Des questions nationales comme la réforme de la Constitution et les différents scénarios sur l'évolution politique du pays. Mais aussi de questions locales, comme le découpage très critiqué en quatre provinces. Un conclave dans la capitale vivement décrié par plusieurs acteurs locaux, dont l'Union des jeunes Katangais. « Pourquoi à Kinshasa ? De quoi ont-ils peur ? », s'insurge le vice-président de l'association. « C'est nous qui avons élu Joseph Kabila, mais aujourd'hui, il doit quitter le pouvoir comme Mandela », martèle Gustave Mukaz.

Depuis deux ans, des violences embrasent certaines parties du Katanga au point d'avoir provoqué le déplacement de quelque 400 000 personnes. Pour de nombreux observateurs, ce serait le résultat de rivalités politiques, dues notamment à l'exclusion du pouvoir de certaines personnalités emblématiques, mais aussi la volonté de défier le chef de l'Etat dans sa province d'origine.

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