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Gambie

Gambie: le président Yahya Jammeh met en garde les putschistes

Le président gambien Yahya Jammeh, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2014.
Le président gambien Yahya Jammeh, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2014. AFP PHOTO/Don Emmert

Première déclaration publique mercredi 31 décembre du président gambien Yahya Jammeh, quelques heures après son retour à Banjul, après une tentative de putsch manqué. Le chef de l'Etat s'est montré très menaçant. Yaya Jammeh s'est aussi brièvement montré dans les rues de la capitale, sous bonne escorte. Plusieurs dizaines de civils et de militaires ont été arrêtés et soumis à des interrogatoires, selon une source de l’AFP proche de l’enquête. Par ailleurs, une grande quantité d’armes et d’explosifs ont été découverts. Le président Yaya Jammeh a démenti une tentative de coup d'Etat militaire et accusé un mystérieux « groupe terroriste », soutenu par des « puissances » étrangères d'avoir mené l'attaque de mardi contre son palais. 

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Yaya Jammeh n'a pas cité de nom, il n'a pas non plus ouvertement commenté les événements de la veille, mais dans son message de nouvelle année, le président gambien a lancé une mise en garde très claire à « ceux qui prônent et parrainent un changement de régime par la violence ». « Ceux qui jouent avec Dieu le paieront cher », a-t-il poursuivi.

Vingt-quatre heures après une attaque contre le palais présidentiel, la nervosité restait palpable mercredi 31 décembre dans les rues de Banjul. Si la ville avait repris son visage habituel, les principaux points d'accès à la capitale restaient contrôlés par des barrages militaires et, selon un témoin cité par l'Agence France Presse, ceux qui n'avaient pas de papiers à présenter étaient refoulés.

La crainte d'une répression au sein de l'armée se fait toujours sentir. Car l'identité et les motivations des assaillants de mardi restent peu claires. C'est un capitaine déserteur, Lamin Sanneh, tué dans les affrontements, qui est pointé du doigt. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a réclamé une enquête « dans le respect de l'Etat de droit ». Le voisin sénégalais, lui, a condamné « fermement » le putsch manqué et réaffirmé « son opposition à la violence et à tout changement anticonstitutionnel de gouvernement comme mode d'accès au pouvoir ».

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