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Côte d'Ivoire / Epidémie

Conférence internationale sur la peste des petits ruminants à Abidjan

Les petits ruminants fournissent à la fois la viande, le lait et d'autres produits pour générer des revenus journaliers dans les pays africains.
Les petits ruminants fournissent à la fois la viande, le lait et d'autres produits pour générer des revenus journaliers dans les pays africains. © RFI/Sayouba Traoré

Plusieurs ministres africains, européens et asiatiques sont réunis ce jeudi à Abidjan pour faire le point sur la peste des petits ruminants (PPR) qui fait des ravages dans les élevages. La maladie est très contagieuse et elle peut toucher quasiment tout un cheptel d'un coup. Et pourtant, il existe des moyens efficaces pour dépister la maladie et un vaccin bon marché, et donc accessible aux éleveurs. La FAO veut généraliser son usage et lancer une grande campagne de vaccination dans le monde.

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Les petits ruminants ce sont les chèvres et les moutons qu’on estime à 500 millions entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. La peste qui les menacent ponctuellement cause de sérieuses pertes de revenus pour les familles africaines et particulièrement pour les femmes dont c’est une des principales ressources.

Dr Felix Jomi est un vétérinaire en charge de la coordination de l’éradication de la peste des petits ruminants. Il explique qu'« il y a une mortalité de 80%. C’est vraiment la sécurité alimentaire. Dans les zones sahéliennes, les chèvres et la volaille, c’est la propriété des femmes. Et quand une maman perd quatre sur cinq de ses chèvres, elle n’aura plus de lait le matin pour ses enfants, et elle n’aura plus la peau de l’animal qu’elle utilise. Donc la mortalité a vraiment un impact sur les revenus des ménages. »

L’objectif de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation) et de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale) est donc de parvenir à la fin de ce forum à un consensus qui réunirait Etats et bailleurs de fonds internationaux pour généraliser le dépistage et lancer une campagne internationale de vaccination afin d’éradiquer cette maladie.

« Justement, cette conférence doit nous permettre de proposer des pistes d’action pour que le financement ne soit pas une contrainte et que l’investissement dans les services vétérinaires soit un moyen pour avoir en retour une meilleure santé animale et des gains qui pourront être palpables au niveau des producteurs », souligne Dr Cheick Ly, responsable de la production et de la santé animale à la FAO.

Chaque année la peste des petits ruminants entraine à travers le monde un manque à gagner entre 1,5 milliard et 2 milliards de dollars.

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