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OMS / Ebola

Ebola: l’OMS tire les enseignements de ses ratés dans la crise

Campagne d'affichage intitulée «Ebola doit partir», dans les rues de Monrovia, Liberia.
Campagne d'affichage intitulée «Ebola doit partir», dans les rues de Monrovia, Liberia. RFI/Sébastien Nemeth

L'Organisation mondiale de la Santé tire les leçons d'Ebola. L'OMS tient jusqu'à mardi prochain son Assemblée annuelle à Genève et l'institution a été très critiquée pour son manque de réactivité devant l'épidémie en Afrique de l'Ouest. Ebola était apparu en décembre 2013 en Guinée, mais l’OMS n'avait décrété une crise de santé publique internationale qu'en août, alors que les humanitaires sur le terrain tiraient la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois. Mardi, la directrice Margaret Chan a lancé une profonde réforme pour faire face aux futures crises.

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Margaret Chan a reconnu que l'OMS avait été dépassée par la crise. Elle a donc annoncé la création d'un nouveau programme d'urgence. Un seul et unique organisme, avec des indicateurs montrant ce qui doit être accompli dans un délai de 24, 48 et 72 heures. Il y aura une réserve mondiale de personnel pouvant être déployé rapidement sur le terrain. Main d'œuvre renforcée par des logisticiens, des spécialistes de l’anthropologie médicale et de la communication sur les risques.

Le programme aura aussi ses propres règles institutionnelles. Pour cela, la directrice promet des procédures simplifiées de gestion et d’administration. Enfin, un nouveau fonds de réserve de 100 millions de dollars, spécifiques aux urgences, sera constitué. Globalement, Margaret Chan demande d'ailleurs une hausse de 10 % du budget de l'OMS d'ici deux ans pour atteindre 4,5 milliards de dollars.

Ces annonces correspondent en partie aux demandes formulées par divers experts qui ont produit des rapports sur la gestion de la crise Ebola par l'institution. Maintenant cette réforme va-t-elle assez loin ? Pas sûr. L'institut O'Neil demande, par exemple, un doublement du budget d'ici cinq ans. Selon elle, les trois quarts du budget de l'OMS dépend de contributions volontaires des Etats-membres et donc n'est pas totalement contrôlé par l'organisation. L'institut O'Neil demande des contributions obligatoires.

Enfin, l'action de l'OMS devra se focaliser aussi sur le renforcement des systèmes de santé des pays vulnérables, pour éviter qu'ils ne s'écroulent à la prochaine épidémie.

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