Accéder au contenu principal
Journée de l'environnement

Journée de l'environnement: l'Afrique à la recherche de solutions

Le Mali peine à freiner l'avancée du désert qui menace d'ensablement le fleuve Niger, véritable colonne vertébrale du pays.
Le Mali peine à freiner l'avancée du désert qui menace d'ensablement le fleuve Niger, véritable colonne vertébrale du pays. Getty Images/Shanna Baker

Ce vendredi est célébrée la Journée mondiale de l'environnement. En Afrique, sans doute plus qu’ailleurs, le changement climatique a des conséquences sur les conditions de vie des populations. Ensablement et sécheresse frappent de plein fouet des populations précaires et une agriculture fragile.

Publicité

■ Au Mali, le fleuve Niger rattrapé par le désert

Au Mali, c’est l’ensablement du Niger, fleuve nourricier et véritable colonne vertébrale du pays, « autoroute de la vie », comme disent les Maliens qui inquiète. L'avancée du désert n'est pas stoppée malgré les projets de stabilisation des dunes. Le commandant Cheick Tall connaît le Niger comme sa poche. Il dirige l'un des plus grands bateaux de la compagnie malienne de navigation. Il multiplie les allers-retours entre Koulikouro et Gao et voit chaque année le sable avancer.

« L’avenir du fleuve Niger est menacé chez nous au Mali. Avec l’ensablement, le fleuve s’est tari, explique-t-il. Ça se tarit de jour en jour, les gros bateaux sont menacés pour la navigation. Il y a cinq ans, on pouvait naviguer à partir de fin juillet début août, mais cette année nous n’avons pu commencer à naviguer que fin août. Donc il faut vraiment chercher une solution rapidement : draguer le fleuve de long en large et fixer les dunes de sable. A chaque fois que je jette un coup d’œil sur ce fleuve là, ça me fait mal au cœur ! Il faut qu’on parvienne à secourir ce fleuve-là. C’est tout le pays qui est en danger. Sans ce fleuve, le Mali va avoir beaucoup de problèmes. » 

■ Au Niger, une agriculture fragilisée

Au Niger, un des pays parmi les plus pauvres au monde, l'agriculture est gravement touchée par des pluies irrégulières, des périodes de sècheresse plus longues. Les acteurs de terrains tentent d'aider les petits agriculteurs à faire face avec parfois le support des traditions locales, comme le confirme Moutari Abdoul Madjid de Demi-E (Développement pour un mieux-être au Niger). Il est basé à Zinder dans le sud du pays.

L'irrégularité des pluies qui occasionne le faible rendement et conduit à la situation d'insécurité alimentaire.

■ Au Congo, des déchets bien difficiles à gérer

Le Congo est engagé au niveau environnemental, notamment dans la lutte contre la gestion des forêts. Le taux de déforestation, 17%, est le plus faible de la sous-région. Un plan de reboisement d'un million d'hectares est programmé d'ici 2020. Mais si le Congo-Brazzaville s'en sort bien sur ce plan, les difficultés sont par contre réelles au niveau de la gestion des déchets. L'ONG Actions pour l'environnement, dirigée par Arsène Rigobert Guelele Kouene Kintomo s'est spécialisée dans l'éducation à la bonne gestion des déchets. « Il faut avoir un cerveau vert », explique-t-il.

C'est une bombe à retardement parce que les déchets enfouis dans le sol, ça appauvrit le sol et on ne peut plus faire d'agriculture.


■ Au Gabon, la sensibilisation des enfants à l’environnement

Carnaval en déguisements recyclés, sketch, concours de dessin, depuis deux semaines, les enfants gabonais se préparent à célébrer la journée mondiale de l'environnement. L'association Be to Be organise chaque année depuis 2010 des campagnes de sensibilisation dans les écoles sur un thème environnementale. Cette année les enfants sont initiés aux changements climatiques.

Concrètement, on a une caravane qui est composée d’un animateur, d’un conteur.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.