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Afrique du Sud / Jacob Zuma

Affaire Nkandla: l’opposition envisage un recours en justice

La résidence secondaire du président Jacob Zuma à Nkandla au coeur du scandale en Afrique du Sud.
La résidence secondaire du président Jacob Zuma à Nkandla au coeur du scandale en Afrique du Sud. AFP PHOTO / MARCO LONGARI

En Afrique du Sud, le comité parlementaire, chargé d'enquêter sur les 19 millions d’argent public utilisés pour aménager la résidence secondaire du président Jacob Zuma à Nkandla, a validé jeudi soir les conclusions du ministre de la Police. Fin mai, celui-ci a présenté un rapport qui va à l'encontre des conclusions de la médiatrice de la République. Le ministre de la Police a en effet estimé que Jacob Zuma n'avait rien à rembourser dans cette affaire. Face à cette énième tentative pour enterrer définitivement l'affaire, l'opposition envisage désormais un recours en justice.

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Le rapport du ministre de la Police a été validé quelques heures seulement après une séance parlementaire mouvementée jeudi. Les observations de l'opposition, qui estime toujours que Jacob Zuma doit rembourser au moins une partie de la somme investie dans sa propriété, ont été rejetées par la majorité des députés ANC.

Ceux-ci estiment au contraire que la médiatrice de la République a « induit le public en erreur » en écrivant dans son rapport que Jacob Zuma vit « dans l'opulence » à Nkandla. Quant aux réserves de l'opposition, elles seraient uniquement motivées par « une obsession maladive pour Jacob Zuma ».

Malema veut saisir la Cour constitutionnelle

Maintenant que les recours parlementaires ont été épuisés, l'opposition envisage de se tourner vers la justice. Les neuf partis d'oppositions qui ont pris part au comité parlementaire étudient désormais les possibilités juridiques.

Le parti EFF de Julius Malema a déjà pris les devants. Comme promis à Jacob Zuma lors de la séance parlementaire de jeudi, Julius Malema a décidé de faire appel à la Cour constitutionnelle sud-africaine. « Nous parlons d'un homme qui a un mépris total des institutions de l'Etat. Seul un tribunal peut le contraindre », a déclaré Julius Malema. Seule formation politique à avoir boycotté le comité parlementaire, le parti EFF veut montrer que l'Assemblée a échoué à remplir ses obligations constitutionnelles en ne tenant pas Jacob Zuma pour responsable dans l'affaire Nkandla.

En attendant, le président se mure dans le silence. Dans un communiqué, Jacob Zuma a fait savoir qu'il respectait ces recours mais qu'il ne ferait aucun commentaire tant que l'affaire serait en cours.

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