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RDC/ RWANDA

Les ex-FDLR déplorent leurs conditions de vie dans les camps congolais

Des ex-combattants des FDLR qui se sont volontairement rendus à la Monusco au Sud-Kivu, lors de la cérémonie de reddition le 28 décembre 2014.
Des ex-combattants des FDLR qui se sont volontairement rendus à la Monusco au Sud-Kivu, lors de la cérémonie de reddition le 28 décembre 2014. Photo MONUSCO/Serge Kasanga

En République démocratique du Congo, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se sont plaintes dans une lettre ouverte, adressée à l'envoyé spécial de l'ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, des conditions de cantonnement des quelque 800 membres de leur groupe qui ont choisi de déposer les armes. Ces derniers sont regroupés dans le camp de Kisangani depuis plusieurs mois et ils dénoncent notamment un manque récurrent de nourriture.

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Distribution de nourriture irrégulière, absence de soins médicaux et conditions sanitaires aléatoires, les signataires de cette lettre dénoncent des conditions de vie « déplorables ». Selon eux, depuis début juillet, les 200 ex-combattants FDLR et les 600 membres de leur famille sont régulièrement privés de nourriture, au point qu'à deux reprises en juillet, il n'y aurait eu aucune distribution alimentaire pendant plusieurs jours d'affilée.

Faux, répondent les autorités congolaises chargées d'administrer ce camp. Elles concèdent néanmoins ne pas être en mesure de toujours assurer trois repas par jour.

De son côté, la mission des Nations unies au Congo est plus nuancée. Elle confirme avoir été alertée à plusieurs reprises sur ce problème et avoir dû elle-même fournir de la nourriture au camp. Elle est également venue débloquer les sanitaires, inutilisables pendant trois semaines.

Peu de retours au Rwanda

Les autorités congolaises et Monusco s'accordent sur un point : le vrai problème est ailleurs. « Ces personnes se sont dîtes prêtes à rendre leurs armes pour rejoindre la vie civile, mais maintenant elles refusent de terminer le processus : quitter le camp et rentrer dans leur pays d'origine le Rwanda », explique la chef du programme de désarmement de la Monusco, Taz Greyling.

Une source congolaise concède que la logistique arrive de moins en moins à suivre, face à ce blocage, sans issue.

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