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Burkina Faso / Sénégal

Burkina Faso: Y’en a marre demande de la fermeté face aux putschistes

Le Sénégalais Fadel Barro (g) de Y'en a marre et le Burkinabè Oscibi Johann (d) du Balai citoyen , avant leur arrestation lors d'une conférence à Kinshasa, en RDC, le 15 mars dernier.
Le Sénégalais Fadel Barro (g) de Y'en a marre et le Burkinabè Oscibi Johann (d) du Balai citoyen , avant leur arrestation lors d'une conférence à Kinshasa, en RDC, le 15 mars dernier. Twitter / kamanda wa k. muzembe

Fadel Barro, coordinateur du mouvement Y'en a marre au Sénégal, dont les militants ont travaillé avec ceux du Balai citoyen lors du mouvement qui a conduit à la chute de Blaise Compaoré, dénonce le coup d’Etat au Burkina Faso. Il interpelle le président sénégalais, Macky Sall, également président en exercice de la Cédéao, pour lui demander de se montrer ferme face au général Gilbert Diendéré.

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Le mouvement sénégalais Y’en a marre a été un compagnon de route du Balai citoyen, au Burkina Faso, dès les premières heures de la contestation qui a mené à la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014.

Quelques heures après l’annonce du coup d’Etat mené à Ouagadougou, ce jeudi 17 septembre, à Dakar, le coordinateur du mouvement Y’en a marre n’avait pas de mots assez durs pour dire sa « consternation » et sa « révolte » face à la situation. « Nous sommes enragés de voir ce qu’il se passe, et nous avons en même temps de la frustration à ne pas pouvoir y être. Nous avons de la peine de voir les maisons de nos frères saccagées. A subir cette répression qui, en réalité, ressemble à de la vengeance », dénonce Fadel Barro, interrogé par Guillaume Thibault, le correspondant de RFI à Dakar. « A voir tout ce qu’il se passe, c’est comme si Blaise Compaoré était là, et utilisait sa aujourd’hui force contre les forces citoyennes et les forces populaires qui ont déjà dit leur mot. »

« De simples condamnations ne suffisent pas »

Le coordinateur du mouvement Y’en a marre interpelle directement le président sénégalais, qui est également le président en exercice de la Cédéao. « C’est à Macky Sall d’utiliser tous les moyens à sa disposition. On sait que la Cédéao est très pauvre et n’a pas beaucoup de moyens, mais ils ont la possibilité d’appeler le RSP à la raison », juge Fadel Barro. « Il faut que les chefs d’Etat soient plus fermes. Il faut qu’ils tapent sur la table pour parler à leur protégé Blaise Compaoré, pour parler à leur protéger Gilbert Diendéré. De simples condamnations ne suffisent pas. De simples déclarations de principes ne suffisent pas. Il faut qu’ils agissent au plus vite parce que le peuple burkinabè est en train de verser son sang inutilement. »

Un appel lancé quelques heures avant que l’Agence France-Presse n’annonce que Macky Sall doit, justement, se rendre ce vendredi à Ouagadougou.

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