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Gambie

Human Rights Watch dénonce un «Etat de terreur» en Gambie

Le président gambien, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, réduit également la presse au silence.
Le président gambien, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, réduit également la presse au silence. RFI/Pierre René-Worms

Le rapport de Human Rights Watch intitulé « Etat de terreur : arrestations arbitraires, torture et meurtres » fait le point sur la situation des droits de l'homme en Gambie. L'ONG dénonce la répression de toute contestation depuis la prise de pouvoir par le président Yahya Jammeh, en 1994. Elle dénonce également l'impunité des groupes paramilitaires et des forces de sécurité.

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Le rapport est basé sur des entretiens avec plus de 35 victimes et témoins. Human Rights Watch a également interrogé - et c'est une première - de nombreux anciens membres des forces de sécurité et de groupes paramilitaires. Et selon ces derniers, les personnes détenues pour des motifs politiques sont celles qui sont souvent soumises à la torture.

Au cœur du système Yahya Jammeh : l'Agence nationale de renseignement de Gambie, la National Intelligence Agency, un groupe paramilitaire dont les membres sont surnommés les « Jungulers », ainsi qu'une unité de la Force de police de Gambie.

Leurs méthodes : de rudes passages à tabac, des viols, des simulacres d'étouffement avec des sacs en plastique, des électrochocs sur les parties génitales et des déversements sur la peau de sacs en plastique fondus. Certaines victimes ont également décrit des simulacres d'exécution.

Le directeur de Teranga FM aurait été torturé

On en sait aussi un peu plus sur Alagie Sisay, le directeur de radio Teranga FM arrêté en juillet dernier. Le journaliste a été « frappé jusqu'à ce qu'il perde connaissance et a été à plusieurs reprises forcé à boire de l'huile de cuisine comme si c'était de l'eau », assure une personne qui l'a vu dans les locaux de l'Agence nationale de renseignement, ajoutant « nous l'avons vu, le visage tuméfié et le dos couvert d'ecchymoses et de blessures. Il ne pouvait plus marcher normalement. »

Conclusion de Human Rights Watch : « Tant que les forces de sécurité et les groupes paramilitaires agiront en toute impunité, les Gambiens souffriront. »

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