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RDC, Politique

RDC: rejet de la motion de défiance contre Evariste Boshab

A droite, le ministre d'Etat Evariste Boshab, le 3 janvier 2012 à Kinshasa. Il était alors président de l'Assemblée nationale.
A droite, le ministre d'Etat Evariste Boshab, le 3 janvier 2012 à Kinshasa. Il était alors président de l'Assemblée nationale. AFP / Junior KANNAH

En République démocratique du Congo, des dizaines de députés de l'opposition ont quitté l'Assemblée nationale après le rejet d'une motion de défiance contre le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur. Evariste Boshab est accusé de violer la Constitution et les dispositions législatives relatives à la décentralisation avec la nomination des commissaires spéciaux.

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Son accueil est agité à l’Assemblée nationale. Des hululements retentissent dans l’hémicycle lorsque le vice-Premier ministre prend la parole après la lecture de la motion de l’opposition.

Finalement, c'est le président du groupe PPRD, le parti au pouvoir, qui monte à la tribune. Emmanuel Ramazani Shadani dit introduire une motion « incidentielle » pour contester la recevabilité de celle de l'opposition.

« Arrêtons la manipulation », s'exclame le président du parti présidentiel à l'Assemblée qui défend la constitutionnalité de la nomination des commissaires spéciaux. Il rappelle l'avis de la Cour constitutionnelle qui parle, faute d'élection, d'un cas de force majeur.

Adoptée à une écrasante majorité

Après l'intervention d'un de leurs députés, Delly Sessanga, l'opposition quitte la salle. Elle suspend sa participation aux activités parlementaires et porte la question devant la Cour constitutionnelle. Le but : clarifier cette question du blocage des motions de défiance qui empoisonne les relations entre majorité et opposition.

De son côté, l'opposition a annoncé son intention de saisir par pétition le secrétaire général de la francophonie, l'Assemblée parlementaire francophone et l'Assemblée nationale pour demander sa déchéance.

Malgré le départ de l'opposition de l’hémicycle, le président de l'Assemblée nationale, secrétaire général de la majorité, a mis la motion de son camp au vote. « Adoptée », dit-il, à une écrasante majorité. Quant à Evariste Boshab, il repart sans avoir à répondre à aucune question.

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