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RDC/ONU

RDC: la résolution 2277 interroge toujours

Des soldats de la Monusco, le 23 octobre 2014, à Beni.
Des soldats de la Monusco, le 23 octobre 2014, à Beni. AFP PHOTO / ALAIN WANDIMOYI

Après l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution prolongeant le mandat de la mission des Nations unies au Congo la semaine dernière, beaucoup d’interrogations demeurent. Cette résolution 2277 maintient l’effectif de la Monusco à 20 000 hommes, renforce son mandat de protection des civils et notamment le monitoring des violations des droits de l’homme et le suivi des élections dans les délais constitutionnels. En théorie, cette résolution devrait permettre à la Monusco de hausser le ton vis-à-vis de son partenaire congolais. Mais l’inquiétude vient de la signature de deux documents entre le gouvernement congolais et la Monusco : l’accord de reprise de la coopération en janvier et le premier compte rendu du dialogue stratégique devant mener au retrait de la mission onusienne.

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Côté congolais, on ne décolère pas. Le 19 mars dernier, quelques jours avant le vote de la résolution 2277, les délégations du gouvernement congolais et de la Monusco signent le compte rendu de dix jours de discussions avec pour point de départ la suppression de 10 000 hommes comme le voulait Kinshasa. « Ce dialogue était exigé par tout le monde, mentionné dans la précédente résolution et l’actuelle résolution contredit les discussions en cours  », s’indigne un officiel congolais.

Dans le document de compte rendu des discussions signé par le chef d’état-major de la force onusienne et le chef de la délégation congolaise, il est recommandé de réduire le nombre de casques bleus, voire de le limiter à une simple force de protection du personnel onusien dans toutes les zones de déploiement de la Monusco aujourd’hui, sauf au Nord-Kivu où seule la brigade d’intervention serait autorisée à rester.

« C’est un compte rendu et pas un accord, seule la résolution compte », se contente-t-on de dire côté onusien, rappelant que, selon la nouvelle résolution, l’effectif de la mission n’allait pas bouger. « Certains membres du Conseil de sécurité ont fait pression pour qu’on n’aille pas dans le sens du dialogue stratégique », dénonce le même officiel congolais qui parle de « loi du plus fort ».

Et pourtant bon nombre d’observateurs estiment aujourd’hui que la mission onusienne n’est plus capable d’intervenir sans l’aval du gouvernement congolais et quel que soit son mandat. Selon l’accord de reprise de la coopération signé en janvier, c’est bien l’armée congolaise qui décide ou non d’une éventuelle participation des casques bleus à des « opérations coordonnées ». Accord évoqué la semaine dernière pour expliquer l’absence de réaction de la mission onusienne alors que 30 000 déplacés, dont on est toujours sans nouvelles, se trouvaient dans une zone d’opérations de l’armée congolaise.

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