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Congo-Brazzaville

Congo: les bombardements perturbent la circulation dans le Pool

Un panneau à l'entrée de Kinkala, dans le Pool.
Un panneau à l'entrée de Kinkala, dans le Pool. Laudes Martial Mbon / AFP

Les bombardements de l’armée congolaise subis par le Pool depuis plus de deux semaines ont des conséquences sur la vie des populations de ce département voisin de la capitale. Les transporteurs semblent payer le prix, leurs activités sont en baisse. Les ONG plaident pour l'arrêt des hostilités dont le bilan officiel demeure inconnu.

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En plein cœur de Bacongo, au pied du mur du CEG de l'Amitié, près d'un marché de fortune, se trouve la principale gare routière où les véhicules prennent la route vers Kinkala, dans le Pool.

Depuis que ce département voisin de Brazzaville a connu des bombardements, les choses ont changé. « D'habitude, on commence (à transporter les passagers) à 4h du matin. Mais là, on ne commence plus à 4h. Quand on commence à 4h, à 5h tu es déjà à Kinkala, à 7h tu es de retour à Brazzaville. Donc, on a la possibilité de faire au moins trois tours pendant la journée. Mais, actuellement on n'arrive plus à faire trois tours », témoigne un transporteur.

« Pour aller à Kinkala, les gens ont vraiment peur. Avant hier on a embêté un chauffeur qui travaille ici. Parfois en route, près de Soumouna, on demande à tout le monde de descendre du véhicule », affirme un autre conducteur.

La peur au ventre

Selon des témoignages concordants, les transporteurs ne font plus recette. C'est la peur au ventre qu'ils travaillent. Les ONG nationales et internationales appellent à l'arrêt des hostilités. « On ne peut pas trouver normal qu'en 2016 les pauvres populations doivent fuir à cause d'une raison ou d'une autre. Les autorités ont déclaré pourchasser un individu, je ne vois pas pourquoi les populations devraient subir autant de drames », dénonce un acteur de la société civile.

Depuis l'annonce des résultats de l'élection présidentielle qui a confirmé la victoire de Denis Sassou-Nguesso le 4 avril, l'armée mène des raids aériens dans le Pool, fief d'un ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi. Le bilan n'est pas connu.

La France a demandé, mardi 19 avril, que des institutions internationales fassent « la lumière » sur la situation au Congo.

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