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RDC

RDC: semaine sanglante dans l’est du pays

Des soldats de la Monusco, le 23 octobre 2014, à Beni.
Des soldats de la Monusco, le 23 octobre 2014, à Beni. AFP PHOTO / ALAIN WANDIMOYI

Le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme (Cepadho) tire à nouveau la sonnette d'alarme après une semaine particulièrement sanglante dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et l'assassinat d'une cinquantaine de civils depuis dimanche dernier. L’ONG pointe du doigt les rebelles ougandais ADF-Nalu qu'elle qualifie de terroristes, même si les spécialistes de la région soulignent la difficulté d'identifier les nombreux hommes en armes présents dans la région.

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Les dernières attaques ont eu lieu le vendredi 6 mai. Selon le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme, elles ont eu lieu d'abord à Tingwe, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, où neuf personnes ont été tuées, dans la matinée, et ensuite dans la province voisine de l'Ituri, à Biane, où douze civils ont été assassinés dans l'après-midi de ce même vendredi.

Joint par RFI, Maître Omar Kavota, directeur du Cepadho, qualifie les assaillants de terroristes et en appelle au gouvernement et à la communauté internationale : « Nous sommes en train de vouloir attirer davantage l’attention du gouvernement congolais sur les opérations militaires qui se déroulent dans cette zone pour que notre gouvernement renforce davantage les capacités de l’armée des FARDC [Forces armées de RDC]. Nous voudrions demander au gouvernement de doter suffisamment l’armée de moyens conséquents appropriés, aussi bien matériels qu’humains, pour que l’armée en découse avec ces terroristes. »

« Nous voudrions aussi attirer l’attention de toute la communauté internationale sur le fait que ce qui se passe aujourd’hui en territoire de Beni et en territoire d’Irumu, donc dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, cela n’a pas un autre nom que celui de terrorisme», a déclaré à RFI, le directeur du Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme, avant d’en appeler à la solidarité internationale et aux grandes puissances à travers le monde. Maître Omar Kavota considère également que que les Nations unies, représentées en RDC par la Monusco, « doivent mettre les bouchées doubles pour aider notre armée à en finir avec ce terrorisme », a-t-il ajouté.

Assassinat d’un responsable de l’ANR

Le Cepadho dénonce aussi l'assassinat d'un responsable local de l'Agence nationale des renseignements (ANR), dans la nuit de vendredi au samedi 7 mai, à Kisima, toujours en territoire de Beni.

« Des hommes armés non identifiés ont investi les logis de ce responsable de l’ANR, chef d’antenne de l’ANR de Kisima. C’était autour de 23 heures, dans la nuit de vendredi à samedi. Ces hors-la-loi lui ont tiré dessus et lui ont logé au moins trente-et-une balles.Son corps est donc criblé de balles et on ignore curieusement les auteurs de ce lâche assassinat que nous sommes, en même temps, en train de condamner », a dénoncé Maître Omar Kavota qui s’est, par ailleurs félicité de l’ouverture d’une enquête qu’il espère voir aboutir.

« Nous nous félicitons de voir que l’Auditorat militaire vient d’ouvrir des enquêtes. Nous voudrions que cette enquête puisse aboutir car, au regard du mode opératoire des assaillants, nous craignons qu’au-delà d’être un assassinat ciblé, ce soit des gens qui s’en prennent au symbole de l’Etat », a ajouté le responsable du Cepadho.

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