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Mali

Mali: quelle enquête après une possible bavure des militaires tchadiens?

Des casques bleus de la Minusma à Kidal le 22 juillet 2015.
Des casques bleus de la Minusma à Kidal le 22 juillet 2015. REUTERS/Adama Diarra

La mission des Nations unies au Mali promet une enquête après la mort dans le nord du pays d’un berger qui avait été interpellé par des casques bleus tchadiens. Selon la Minusma, cette enquête interne devra aussi élucider l'attaque jihadiste qui a précédé son arrestation, dans laquelle cinq soldats tchadiens avaient perdu la vie. Des défenseurs des droits de l'homme estiment toutefois que seule une enquête internationale et indépendante pourra faire toute la lumière sur cette affaire.

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La mission des Nations unies au Mali promet de dépêcher des enquêteurs dans les environs d’Aguelhok, dans le nord du Mali, pour comprendre comment cinq de ses casques bleus ont pu tomber dans une embuscade le 18 mai. Il faudra aussi tirer au clair ce qui s’est passé lorsque des casques bleus tchadiens ont, dans la foulée, interpellé trois civils, dont l’un est mort.

« Cela peut prendre deux semaines, comme ça peut prendre un mois, comme ça peut prendre plus. Cela dépend de la complexité de la situation, cela dépend de la capacité à accéder au terrain », estime Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma à Bamako.

« Il faut une enquête indépendante »

De leur côté, les défenseurs des droits de la personne à Bamako voudraient plutôt qu’une enquête internationale et indépendante, et non pas une simple enquête interne de la Minusma, mette l’accent sur l’interpellation des trois suspects.

« Il faut une enquête indépendante pour pouvoir situer les responsabilités, estime Maître Amadou Tiéoulé Diarra, président de la Ligue pour la justice et les droits de l’homme, à Bamako. Il est du plus haut intérêt pour la Minusma qu’il y ait un autre regard. C’est de son intérêt également d’accepter une enquête indépendante pour montrer qu’elle est en dehors vraiment de toute cette situation-là. »

Aux yeux de Me Diarra, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU serait bien placé pour dépêcher des experts à Aguelhok, à plus de 1 600 kilomètres de Bamako.

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