Accéder au contenu principal
Zimbabwe

Zimbabwe: un des leaders de la contestation anti-Mugabe inculpé

Le pasteur Evan Mawarira, le drapeau zimbabwéen autour du cou, à son arrivée au commissariat de police à Harare, le 12 juillet 2016.
Le pasteur Evan Mawarira, le drapeau zimbabwéen autour du cou, à son arrivée au commissariat de police à Harare, le 12 juillet 2016. REUTERS/Philimon Bulawayo

Au Zimbabwe, le pasteur Evan Mawarire a été arrêté et inculpé mardi 12 juillet pour incitation publique à la violence. Il est l'une des figures du mouvement #ThisFlag («Cedrapeau ») contre le gouvernement du président Robert Mugabe. Un mouvement à l'origine de plusieurs manifestations ces dernières semaines, et qui a appelé à une grève générale ce mercredi 13 juillet et jeudi pour protester contre la corruption et l'indifférence du gouvernement.

Publicité

Selon son avocat, le pasteur Mawarire se trouvait toujours en détention mardi soir. Dans la matinée, il s'était rendu de lui-même à la police qui l'avait convoqué. Selon ces proches, il brandissait une Bible et un drapeau zimbabwéen. Une référence au mouvement qu'il a lancé il y a quelques mois sur internet, #ThisFlag (« CeDrapeau »).

Avant son arrestation, le pasteur a diffusé un message vidéo appelant à poursuivre la contestation quoi qu'il arrive. « Peu importe ce qui m'est arrivé. Vous et moi avons avancé. Le jour que nous attendions pour lancer une grève générale est arrivé.
Peut-être que je ne serai pas là. J'espère que ce sera un succès. Continuez de construire votre pays. Peut-être que nous nous reverrons, peut-être pas. Peut-être avons-nous réussi. Dans tous les cas, nous nous sommes levés pour construire ce pays. Continuez de demander des comptes à ce gouvernement, ne les laissez pas s'en tirer
 », déclarait-il.

Selon l'avocat d’Evan Mawarire, les forces de l'ordre disent avoir trouvé chez lui un casque de police volé, une matraque et d'autres objets subversifs. Il a été est inculpé d'incitation publique à la violence.

Le week-end dernier, les autorités ont mis en garde tous ceux qui abusent des réseaux sociaux pour provoquer des troubles dans le pays, avertissant que quiconque partagerait du matériel subversif serait arrêté.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.