Accéder au contenu principal
Gabon

[Reportage] Gabon: des commerçants désemparés après les émeutes post-électorales

Libreville, le 1er septembre. A la suite d'une élection que l'opposition qualifie de «mascarade» et dont elle conteste les résultats, les Gabonais ont manifesté leur colère, durement réprimée.
Libreville, le 1er septembre. A la suite d'une élection que l'opposition qualifie de «mascarade» et dont elle conteste les résultats, les Gabonais ont manifesté leur colère, durement réprimée. MARCO LONGARI / AFP

Depuis l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba, mercredi 31 août, de violents affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre ont éclaté à travers le pays. Ces émeutes ont fait au moins cinq morts et ont été accompagnées de nombreux pillages. RFI a rencontré des commerçants qui ont tout perdu à cette occasion.

Publicité

Totalement désemparés, deux commerçants regardent ce qu’il reste de leur commerce, mais ne peuvent que constater les dégâts. Les toits en taule se sont écroulés, bâtiments et marchandises ont été brûlés, les braises sont même encore fumantes.

Sidibé a tout perdu. Il raconte, la gorge serrée : « On était ici, les gens sont venus la nuit et ont tout brûlé. Ils ont brûlé tout notre magasin, on n’a rien à récupérer. Je ne peux rien faire. Je pleure et je ne sais pas quoi faire ».

Quartier dévasté

Les larmes aux yeux, un homme passe en hurlant qu’il cherche son frère, disparu. Un habitant dit ne plus reconnaître son quartier. « De là où j’étais, j’ai vu des grosses flammes et ce matin je suis arrivé pour vérifier de visu. Il y avait des flammes de part et d’autre, ça brûlait encore », explique-t-il, dans un quartier qui était auparavant très animé à cette heure de la journée.

Les commerçants ne comprennent pas pourquoi ils ont été ciblés, alors qu’ils paient leurs impôts et taxes comme tout le monde. D’autres, un peu partout dans la ville, ont subi le même sort.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.