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Madagascar

Madagascar: cinq hommes inculpés pour l'assassinat de deux Français

Les corps de deux français ont été retrouvés sur une plage de l'île de Sainte-Marie, réputée pour être une île tranquille au décor paradisiaque.
Les corps de deux français ont été retrouvés sur une plage de l'île de Sainte-Marie, réputée pour être une île tranquille au décor paradisiaque. RIJASOLO / AFP

Le 21 août dernier, le meurtre de deux jeunes Français bénévoles sur la petite île paradisiaque de Sainte-Marie causait l’émoi à Madagascar. Quinze jours après, cinq des neuf suspects ont été déférés devant le parquet de Tamatave, la capitale de la province, puis présentés au juge d'instruction. Mardi, le procureur qui coordonne l’enquête a annoncé devant la presse que «ces cinq personnes sont désormais poursuivies pour assassinat». Et l’enquête continue. Sur le terrain, à Sainte-Marie, mais aussi en France, où l’autopsie des corps pourrait permettre d’apporter de nouvelles informations.

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Dans cette affaire de double meurtre, cinq hommes viennent d’être incarcérés à la Maison centrale de Tamatave, à l’est de Madagascar. Tous sont poursuivis pour assassinat. Deux d’entre eux sont également poursuivis pour détention de « chanvre indien », l’autre nom donné au cannabis. Il s’agit du jeune plongeur français et du chef d’agence d’une banque de Sainte-Marie, tous deux ayant entretenu une relation avec la victime.

Contacté par téléphone, l’avocat du Français n’a pas souhaité s’exprimer. Les trois autres suspects sont originaires de Tamatave et étaient à Sainte-Marie le soir du drame. Ils auraient été vus se disputant avec les deux victimes, dans la boîte de nuit où tous ont passé la soirée.

Autopsies en fin de semaine

L’enquête sur le terrain se poursuit avec la police locale. Dans le cadre de la coopération, le procureur de Tamatave se rendra vendredi à Paris pour assister à l’autopsie des deux corps, qui ont été rapatriés la semaine dernière.

Plusieurs mobiles de crime restent toujours à l’étude. Mais d’après une source proche du dossier, les preuves matérielles tangibles manquent à l’enquête. « On attend beaucoup des résultats de l’autopsie et des tests ADN réalisés en France », explique le commandant Elien Rajaonson qui supervise les recherches. Ces éléments pourraient en effet permettre d’innocenter ou d'incriminer des suspects.

Les enquêteurs attendent encore de la part d’un opérateur téléphonique le relevé des appels passés par la victime le soir du meurtre.

Le dossier est en cours d’instruction. Le procureur Thierry Rajaona l’a rappelé : « On n’en est pas au stade de chercher des preuves, mais au stade de trouver des charges. »

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