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Erythrée

ONU: quid du rapport d’enquête sur les crimes en Erythrée?

Des réfugiés érythréens dans un camp de migrants au Soudan.
Des réfugiés érythréens dans un camp de migrants au Soudan. AFP PHOTO/ASHRAF SHAZLY

Les crimes contre l'humanité commis contre les Erythréens par leur gouvernement pourront-ils être exposés aux ambassadeurs réunis en assemblée générale au siège de l'ONU à New York ? Si l'on se fie à l'agenda, la réponse est non pour l'instant. Dans les couloirs de l'ONU, certains s'inquiètent des pressions qui seraient exercées pour enterrer les travaux de la commission d'enquête.  

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L'ouverture des travaux du comité en charge des droits de l'homme au sein de l'assemblée générale de l'ONU a eu lieu mardi 4 octobre à 10 heures précisément.

Aussitôt, l'ambassadeur de Djibouti réclame la parole. « Pourquoi, demande-t-il, la présentation du rapport d'enquête sur l'Erythrée commandé par le Conseil des droits de l'homme à Genève est-elle absente de l'agenda, alors qu'une résolution demande explicitement que [ce rapport] soit présenté à l'assemblée générale de l'ONU ? »

Réponse du secrétariat : le mandat de la Commission, qui a réalisé l'enquête, n'a pas été renouvelé en juin dernier. Le secrétariat est incapable, par conséquent, de décider si les enquêteurs peuvent légalement comparaître pour présenter leurs travaux.

Inquiétudes quant à d'éventuelles pressions

Pour trancher la question, la présidente du comité a décidé de renvoyer l'affaire devant les juristes de l'ONU. Mais en coulisses, diplomates et militants des droits de l'homme s'inquiètent des pressions exercées sur le secrétariat par quelques alliés discrets de l'Erythrée.

Interrogée par RFI, une source du Conseil des droits de l'homme estime d'ailleurs que la réponse posée au département juridique de l'ONU est pourtant évidente. « Les intentions du Conseil des droits de l'homme étaient claires puisqu'un budget avait même été débloqué pour permettre la venue des enquêteurs à New York », précise cette source.

 → A (RE)ECOUTER : Sheila Keetharuth, Rapporteur spécial pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU

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