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RDC

RDC: sommet international en Angola pour trouver une sortie de crise

Pour le ministre angolais des Affaires extérieures, Georges Chikoti, les élections en RDC ne seront pas possibles à la date prévue.
Pour le ministre angolais des Affaires extérieures, Georges Chikoti, les élections en RDC ne seront pas possibles à la date prévue. Photo: Chatham House, source: Wikipédia

Un sommet international pour trouver une issue à la crise politique en RDC va se tenir le 26 octobre prochain à Luanda, en Angola. Cette réunion organisée conjointement par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les Nations unies, la SADC et l’Union africaine, était prévue de longue date, mais les heurts du 19 septembre, tout comme la difficulté à ce que les acteurs politiques congolais trouvent un accord sur les élections, donnent un sens particulier à ce sommet des chefs d'Etat.

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D'abord, les experts de l'UA, de l'ONU et de la CIRGL vont se réunir dès la semaine prochaine. En jeu, le suivi de la situation politique en République démocratique du Congo. C'était l'un des engagements pris par la communauté internationale et 14 pays de la région lors de la signature des accords d'Addis-Abeba en février 2013. Le sommet de Luanda se place donc dans ce cadre.

Mais les dizaines de morts dans les manifestations du 19 septembre, tout comme le difficile dialogue politique à Kinshasa, donnent à la réunion des chefs d'Etat un caractère d'urgence tout particulier, comme l'explique le ministre angolais des Affaires extérieures, Georges Chikoti :

« Certainement que les élections ne seront pas possibles à la date prévue, qui devait être donc à la fin de l’année, mais éventuellement il faudra une certaine période de transition pour que l’on puisse conclure avec les aspects techniques et financiers qui manquent pour la réalisation des élections. »

L’ONU, l'UA comme les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs pourraient donc proposer un appui technique et financier pour organiser au plus vite les élections présidentielle et législatives. A voir si ce sommet arrivera à aller au-delà des simples recommandations.

Des recommandations limitées cependant par le cadre très strict des accords d'Addis-Abeba qui interdisent de s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins. La situation au Burundi, celle du Soudan du Sud ou encore la Centrafrique devraient également être abordées lors de ce sommet à Luanda.

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