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Comores

Comores: positions fermes contre la pratique d'un islam chiite sur le territoire

Azali Assoumani (ici en mai 2016), président des Comores.
Azali Assoumani (ici en mai 2016), président des Comores. Ibrahim Youssouf/AFP

Les Comores prennent des positions fermes contre la pratique d'un islam chiite sur le territoire. Une position qui n'est pas sans rappeler que le corps diplomatique iranien accrédité aux Comores avait eu maille à partir avec le gouvernement en début d'année. Cette fois c'est le Nouvel an musulman qui ravive les plaies.

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Les Comores reconnaissent la liberté de culte à tous sauf aux musulmans chiites. C'est le message de la note ministérielle visant à interdire dans les lieux publics ou privés les rites musulmans non sunnites.

Pourtant, la communauté indienne présente aux Comores depuis parfois plusieurs générations observe encore ces rites sans risque. En réalité seuls les Comoriens chiites sont visés par cette note. Une note signée par le ministre de l'Intérieur quand il existe aux Comores un ministre de la Justice et des affaires islamiques en la personne de Me Fahmi Saïd Ibrahim.

Seulement voilà, en politique on ne dissocie plus Me Fahmi de l'ancien président Sambi. C'est lui qui avait créé et soigné le lien diplomatique avec l'Iran. Cette note ministérielle marque un premier désaveu officiel de Mohamed Abdallah Sambi par le gouvernement Azali. Une manière aussi pour le président Azali de souligner s'il était besoin son attachement à l'Arabie saoudite. Si l'opinion et certains juristes condamnent cette note qualifiée d'anticonstitutionnelle, une chasse aux sorcières est entamée : qui est chiite ? Transposer le conflit irano-saoudien dans un pays d'aussi petite superficie que les Comores n'est pas sans risque.

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