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RDC / Angola

RDC: que peut-on attendre du sommet de Luanda?

La capitale angolaise, Luanda.
La capitale angolaise, Luanda. Opan access/Fabio Vanin

Le sommet international qui s’ouvre ce mercredi 26 octobre à Luanda permettra-t-il de trouver une issue à la crise politique en RDC ? C’est l’espoir de ceux qui rejettent l’accord politique tel que signé à Kinshasa entre le pouvoir et une frange de l’opposition la semaine dernière. Un accord qui prévoit la tenue d’élections en 2018 au lieu de 2016. Mais le sommet coorganisé par l’ONU, la SADC, l’Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) pourrait aussi servir à entériner l’accord signé à Kinshasa.

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Le président angolais, José Eduardo dos Santos a salué la signature de cet accord politique à Kinshasa affirmant que « les négociations ont culminé avec succès ». Le chef de l’Etat souligne par ailleurs que l’accord « reste ouvert » pour ceux qui ne l'ont pas encore signé. Et pour cause : selon lui, il consacre le « dialogue » comme « seul moyen valable de surmonter les crises » et « de garantir la paix ». Ce discours donne en somme la tonalité de ce qui devrait figurer dans le communiqué final de ce sommet.

Mais à en croire le projet d'accord dont RFI a obtenu une copie, seule une condamnationdes violences du 19 et 20 septembre sortira de cette rencontre. Les chefs d'Etats africains, réunis à l’occasion, n'iront pas plus loin dans la critique.

Un soutien à l'accord

Au contraire, les Etats de la région ont ajouté une phrase pour féliciter le président Joseph Kabila d'avoir convoqué le dialogue national. Ils saluent aussi le résultat de ce dialogue. Il s’agit donc d’un soutien sans faille à l'accord qui reporte les élections à avril 2018 et qui maintient le président sortant au pouvoir durant cette période.

Or, dans un communiqué, une coalition de 33 ONG congolaises appelle à ce que les chefs d’Etat à Luanda soutiennent l’ouverture d’un deuxième dialogue plus inclusif et respectueux de la Constitution. C’est aussi l’avis de tous ceux - société civile et membres de l’opposition confondus - qui rejettent l’accord politique signé la semaine dernière. Un texte qui entérine l’extension du mandat de Joseph Kabila au-delà de 2016 et l’organisation d’élections en 2018 seulement.

Le sommet portera sur la RDC mais pas seulement. Le Burundi, la Centrafrique et le Soudan doivent aussi y être examinés.

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