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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: l'interdiction des sachets d'alcool divise les Ivoiriens

Vue panoramique du rond-point de la Liberté, dans le quartier d'Adjamé à Abidjan en Côte d'Ivoire.
Vue panoramique du rond-point de la Liberté, dans le quartier d'Adjamé à Abidjan en Côte d'Ivoire. Willy Stephane Awaho/flickr.com

En Côte d’Ivoire, le gouvernement a annoncé cette semaine l’interdiction de la production, l’importation et la commercialisation des petits sachets d’alcools. Du gin ou du rhum, le plus souvent, vendus petite dose et très consommés. Mais ces produits sont souvent fabriqués de façon frauduleuse et ne respectent pas les normes de dosage. Il en va de la santé publique, selon le gouvernement, mais la mesure divise les Ivoiriens. Notre correspondante est allé recueillir les impressions des consommateurs et des vendeurs de ces petits sachets.

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Dans la poussière de ce maquis abidjanais, quelques sachets de plastiques traînent sur les tables. Les restes de berlingots d’alcool. Ici, Fatou et Céleste, les gérantes, en ont encore quelques uns à vendre : « C'est du whisky et du gin, ça coûte 100 francs CFA. Ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter les bouteilles, ils prennent cela. »

Sous le toit de tôle pour se protéger du soleil et des averses, autour d’une table et un verre à la main, quelques clients discutent. Moussa est un amateur de ces petits sachets d’alcool mais ce n’est pas le cas de tous ses amis : « Parfois quand on a froid, ça réchauffe un peu. Mais ce n'est pas du bon alcool parce que ce n'est pas fabriqué dans de bonnes conditions. Ca détruit la santé... »

Interdire l'alcool pour les chauffeurs de taxis et de bus, une bonne chose

Tous ici sont unanimes, interdire l’alcool pour les chauffeurs de taxis et de bus, de grands consommateurs de ces doses à petits prix, est une bonne chose. Mais ici, dans ce maquis, l’inquiétude est grande. Il y a encore une semaine, on vendait soixante doses par jour mais, depuis l’interdiction, cette semaine, les clients se font rares et les pertes sont dejà de plusieurs milliers de francs CFA. « Ce n'est pas vraiment juste parce qu'il y a des familles qui vivent de ça, indique cette gérante de bar. S'ils arrêtent, comment vont-ils vivre ? »

En Côte d’Ivoire, selon la dernière étude disponible publiée en 2011, les adultes consomment en moyenne 6 litres d’alcool pur par an. D’après les Nations unies, l’alcool est responsable d’un décès sur vingt dans le monde.

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