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Bénin / Médias

La colère monte chez les journalistes au Bénin

Rassemblement de journalistes à Cotonou, Bénin, le 18 janvier 2017.
Rassemblement de journalistes à Cotonou, Bénin, le 18 janvier 2017. RFI/Delphine Bousquet

Au Bénin, cela fait 50 jours que six chaînes de télévision et une radio ont été fermées par la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication. La HAAC leur reproche de ne pas avoir respecté les conventions signées avec l'institution. Une suspension conservatoire qui dure et l'Union des professionnels des médias du Bénin avait appelé à un nouveau rassemblement ce mercredi.

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Bandeaux noirs sur la bouche, pancartes : c'est pour défendre la liberté de la presse qu'une centaine de journalistes se sont retrouvés à la Bourse du travail. Comme vendredi dernier, le rassemblement à la HAAC a lui été interdit.

« On ne devrait pas accepter ça dans un pays qui a atteint ce niveau de démocratie. Aujourd’hui, c’est sept médias. Demain, vous allez entendre dix, vingt. On arrête des médias qui sont critiques. Je vous en prie, battons-nous », a déclaré Honoré Nahoum, de Soleil FM, la radio suspendue de l'homme d'affaires Sébastien Ajavon.

Des syndicalistes sont venus soutenir les journalistes, à l’image du président de l'organisation citoyenne Social Watch, Gustave Assah : « Nous déplorons la procédure. Nous déplorons le silence des institutions, des députés, de la HAAC pour pouvoir régler cette situation. C’est pour ça que nous sommes venus dire que notre soutien est indéfectible ».

L'Union des professionnels des médias du Bénin demande la levée immédiate de la suspension, sinon elle promet d'autres actions. D'après nos informations, la commission d'enquête de la HAAC, mise sur pied fin décembre, a rendu son rapport.

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