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Guinée-Bissau

Guinée-Bissau: le Premier ministre conteste la médiation d’Alpha Condé

Une rue de Bissau.
Une rue de Bissau. ISSOUF SANOGO / AFP

Crise de confiance dans la médiation de la crise bissau-guinéenne. Le Premier ministre, Umaro Sissoco Embalo, a accusé le président de Guinée-Conakry, Alpha Condé, médiateur choisi par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de jouer un rôle négatif. Il a déclaré qu’il pourrait demander à la Cédéao de remplacer le médiateur.

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Dans une interview exclusive à RFI, le Premier ministre bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, a accusé le président Alpha Condé, médiateur dans la crise qui affecte son pays depuis un peu plus d’un an, de jouer un rôle négatif, ajoutant que le médiateur était contre lui : « Moi, je sais qu’il y a Alpha Condé qui est contre moi personnellement. Il n’a pas caché ça. »

Vérité ou non, le froid existe déjà et la médiation de Conakry dans ce dossier a du plomb dans l’aile. Le Premier ministre bissau-guinéen a indiqué qu’il pourrait même demander à la Cédéao de remplacer le président Condé par quelqu’un d’autre : « Oui, nous sommes des voisins et quand il y a déjà une chose qui devient une chose personnelle, qu’il n’arrive pas même à cacher, là vraiment, il faut qu’on reconsidère notre position parce que la médiation, ce n’est pas forcer. Quand j’ai un problème, il faut qu’on accepte que vous, vous soyez médiateur. Si déjà [pour] moi, en tant que Premier ministre aujourd’hui et le président de la République, il y a une méfiance, donc il [Alpha Condé] n’a pas les qualités pour continuer à être médiateur de la Cédéao dans notre crise. »

Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), l’ancien parti au pouvoir, ne juge pas utile de se prononcer à propos de ce que son vice-président, Carlos Correia, a appelé une « polémique inutile » : « Ce n’est pas nous qui avions choisi Alpha Condé, mais bien la Cédéao. Si le Premier ministre Umaro Sissoco Embalo a les moyens de le faire remplacer, qu’il le règle avec la Cédéao », a indiqué Carlos Correia.

RFI a tenté en vain de joindre la présidence guinéenne à Conakry qui, elle aussi, n’a pas jugé nécessaire de se prononcer.

 

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