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RDC

Violences dans le Kasaï:le gouvernement annonce une enquête à partir des vidéos

Capture d'écran de la vidéo où l'on voit des hommes en uniformes de l'armée congolaise tirer sur des civils.
Capture d'écran de la vidéo où l'on voit des hommes en uniformes de l'armée congolaise tirer sur des civils. Capture d'écran

Rétropédalage des autorités congolaises. Le gouvernement assure qu'une enquête va finalement être menée sur des massacres révélés par des vidéos non identifiées mais diffusées sur internet. Ces vidéos mettent en cause des soldats congolais en poste dans le Kasaï central et le Kasaï oriental. Ces soldats sont soupçonnés d'avoir massacré des civils désarmés. Jusqu'au week-end dernier, le gouvernement avait qualifié ces vidéos de «montage grossier», refusant de mener des investigations sur les agissements de ses forces armées.

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Le gouvernement annonce qu'une commission d'enquête composée de hauts magistrats militaires, va se rendre dans le Kasaï. Son but : «clarifier» les actes de violences révélés par trois vidéos circulant sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Des vidéos qui montrent des hommes en uniforme tirer sur des civils, et notamment des mineurs, armés au mieux de bâtons.

Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, lance un appel à témoin. « Quiconque à Mbuji Mayi ou à Kananga a été témoin ou victime des faits que l’on voit sur ces images, est appelé à les dénoncer auprès des auditeurs supérieurs près des cours supérieures militaires de Kananga et de Mbuji Mayi pour aider à la manifestation de la vérité ».

Pourtant, ces derniers jours, le gouvernement s'était montré hostile à l'idée de mener une enquête sur ces faits. Au point de soulever la colère de la communauté internationale. A l'image du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme qui dénonce des « violations massives des droits de l'Homme » commises à l'encontre « de personnes prises pour cibles par les soldats pour leur affiliation supposée à une milice locale ».

Les Nations unies, la France, l'Union européenne et même les Etats Unis, ont vivement condamné ces violences.

 

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