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RDC

RDC: 42 policiers auraient été tués dans le Kasaï

L'axe Tshikapa-Kananga, où auraient été tués une quarantaine de policiers vendredi 24 mars 2017.
L'axe Tshikapa-Kananga, où auraient été tués une quarantaine de policiers vendredi 24 mars 2017. GOOGLE MAPS

Les autorités provinciales du Kasaï annoncent une embuscade contre des policiers. 42 policiers auraient été tués par des hommes armés, identifiés par les autorités locales comme membres de la milice Kamuina Nsapu, sur la route entre Tshikapa et Kananga. C'est l'attaque la plus meurtrière à ce jour dans cette région secouée par l'insurrection des adeptes du chef traditionnel Kamuina Nsapu, tué en août dernier. 

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Selon des premières sources jointes sur place, vendredi dans la matinée, un convoi de deux véhicules qui transportait des policiers venus de Kinshasa aurait été attaqué par une centaine d'assaillants se réclamant de la milice locale Kamuina Nsapu.

Ces hommes auraient profité du fait qu'un véhicule du convoi s'était embourbé pour l'attaquer. Ils auraient décapité 42 policiers. Six auraient eu la vie sauve, car ils parlent la langue de la région à savoir le tshiluba. Enfin, les armes de ces policiers, tout comme les deux véhicules auraient été récupérés par les assaillants.

Le récit du président de l'Assemblée provinciale du Kasaï

Voilà ce que nous expliquait au conditionnel, samedi, le président de l'Assemblée provinciale du Kasaï, François Kalamba, joint par RFI. « L'un des véhicules se serait embourbé ». Les policiers auraient alors décidé alors de faire la route à pied pour gagner le village suivant, poursuit François Kalamba, « pour solliciter un renfort de la population. D'un coup, les miliciens ont surgi et sont tombés sur eux... les ont déshabillé et sur une cinquantaine d'éléments, 42 auraient été exécutés par des miliciens qui se réclament du grand chef Kamuina Nsapu ».

Un récit au conditionnel, car ni lui ni aucune équipe n'ont encore été dépêchés sur place. C'est grâce à des personnes jointes sur place que François Kalamba aurait pu confirmer cette attaque.

De nombreuses questions en suspens

Mais un certain nombre de questions restent en suspend ce soir : combien de policiers y avait-il exactement dans ce convoi ? Où sont les corps de ceux qui ont été tués ?
Selon le président de l'Assemblée provinciale, ils auraient pu être enterrés dans une fosse commune, mais personne n'a encore été sur place pour le vérifier. Et enfin, où sont passés les 6 policiers qui ont eu la vie sauve ? Autant de zones d'ombre qu'il va falloir élucider dans les prochaines heures.

A Tshikapa, les autorités locales disent attendre les instructions de Kinshasa pour envoyer une équipe sur les lieux de l'incident et le commandant de la police de la province disait samedi soir ne pas être au courant de cette attaque. Le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Ramazani Shadary, s'est lui refusé à tout commentaire sur cette attaque.

► Et dans le Kasaï toujours, près de deux semaines après la disparition des deux experts de l'Onu dans la province, l'organisation de protection des droits de l'Homme Human Rights Watch s'inquiète qu'il n'y ait toujours aucune nouvelle de ces deux ressortissants étrangers et des quatre Congolais qui les accompagnaient. HRW qui appelle donc les autorités à coopéer avec la mission de l'Onu au Congo et à redoubler d'efforts pour faire avancer l'enquête et dire avec certitude ce qu'il est advenu de l'Américain Michael Sharp et de la Suédoise Zahida Katala, disparus le 12 mars dernier.

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