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Rwanda

Rwanda: une ONG accuse le gouvernement de répression dans des litiges fonciers

HRW évoque notamment un cas de litige foncier dans le district de Rubavu, où 30 familles ont été expropriées.
HRW évoque notamment un cas de litige foncier dans le district de Rubavu, où 30 familles ont été expropriées. AFP PHOTO / STEPHANIE AGLIETTI

Dans un rapport publié vendredi 31 mars, l’organisation de défense des droits de l’homme Human rights watch (HRW) accuse des autorités civiles et militaires de l’ouest du Rwanda d’avoir menacé, violenté et poursuivi en justice des habitants qui se sont opposés à des politiques d’expropriation de terres agricoles.

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Selon HRW la répression des autorités concerne deux affaires expropriation. Tout d’abord, un litige foncier dans le district de Rubavu, où les autorités ont forcé 30 familles à quitter leurs terres agricoles au profit d’une famille « influente ». La seconde est liée à la construction d’un nouveau village, un peu plus au sud à Rutsiro.

Selon l’enquête réalisée par l’ONG de défense des droits de l’homme, dans ces deux cas, les populations qui se sont opposées à ces expropriations, ou simplement tenté de les questionner, ont été intimidées. Certains ont même été « passés à tabac », d’autres ont été arrêtées et inculpés de « provocation au soulèvement ».

Pour l’ONG si « l'objectif du gouvernement de régler les litiges fonciers et de moderniser les villages est légitime, (…) piétiner les droits des personnes les plus affectées et qui expriment leurs craintes pour leurs terres et leur moyens d’existence ne l’est pas ».

Les autorités rwandaises n’ont pas réagi à ce rapport. Interrogé par HRW la maire du district de Rutsiro avait affirmé ne pas être au courant de l’existence de critiques envers la politique expropriation de son district.

Le Rwanda, petit pays d’Afrique centrale, est le pays le plus densément peuplé du continent. La majorité de la population dépend toujours de l’agriculture et la pression sur la terre est donc forte. Depuis 1994, si le gouvernement est régulièrement salué pour ses résultats économiques, il est régulièrement pointé du doigt pour son manque d’ouverture politique et ces atteintes à la liberté d’expression.

► Le rapport de Human rights watch est consultable ici

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