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Congo-Brazzaville

Congo B.: polémique sur les dysfonctionnements au CHU de Brazzaville

Au CHU de Brazzaville, pourtant reconnu comme le plus grand hôpital du Congo, les normes minimales de qualité ne sont pas respectées selon le CACOGES (photo d'illustration).
Au CHU de Brazzaville, pourtant reconnu comme le plus grand hôpital du Congo, les normes minimales de qualité ne sont pas respectées selon le CACOGES (photo d'illustration). Wikimedia

Le ministère congolais de la Santé et de la population a décidé de faire un peu le ménage dans les structures placées sous sa tutelle. Ainsi, le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville vient de faire l’objet d’un audit mené par un cabinet privé qui a constaté de nombreux dysfonctionnements.

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Les dysfonctionnements relevés par le Cabinet d’audit, de conseil et de gestion (CACOGES) sont à la fois organisationnel, institutionnel et d’ordre financier. Au CHU, pourtant reconnu comme le plus grand hôpital du Congo, les normes minimales de qualité ne sont pas respectées : l’eau potable se fait parfois rare et l’hygiène des malades pose encore problème, selon le rapport. Toujours d’après l’étude, la situation sociale des agents du CHU laisse à désirer : ils perçoivent leurs salaires avec retard.

A peine 7% des 1,5 milliard de FCFA représentant la subvention d’équilibre accordée trimestriellement par l’Etat sont utilisés pour l’achat des médicaments, des réactifs, des consommables ou encore dans la radiologie et l’entretien de l’équipement. Le reste va dans des dépenses contre-productives, dénonce le cabinet CACOGES qui décrit la gestion opaque d’une structure qui fonctionne dans l’oralité sans reddition des comptes.

L’enquête du CACOGES a mis à nu les insuffisances qui doivent être corrigées en vue de redorer l’image du CHU qui fête cette année ses trente ans d’existence. De toutes les structures placées sous la tutelle du ministère de la Santé, le CHU est la première auditée. Le Centre national de transfusion sanguine et le Conseil national de lutte contre le sida devraient suivre.

La direction du CHU affirme qu’elle n’est pas comptable de la gestion décriée par cet audit qu’elle juge « subjectif » parce que n’ayant pas respecté le « principe du contradictoire ». Elle ajoute que l’audit n’a concerné que les exercices 2013, 2014 et 2015 qui ont précédé son arrivée en 2016.

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