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Centrafrique

RCA : début du programme DDR de réinsertion des anciens combattants

Un membre de l'ancienne rébellion Seleka pose avec son arme à Bambari, en mai 2015.
Un membre de l'ancienne rébellion Seleka pose avec son arme à Bambari, en mai 2015. AFP PHOTO / PACOME PABANDJI

Coup d'envoi pour le projet pilote du plan de DDR (Démobilisation, désarmement, réinsertion) en Centrafrique. Ce programme visant à réinsérer les ex-combattants dans la vie civile et militaire est entré le 30 août dans sa phase d'expérimentation : 40 membres de chacun des 14 groupes armés vont commencer à bénéficier de formations pour leur réintégration.

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En République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra a lancé ce projet pilote qui concerne 560 ex-combattants par un geste symbolique, en recevant une arme de la part des membres des groupes armés.

Il s'agirait plutôt de 520 combattants cependant car le FPRC de Nourredine Adam, qui a accepté tardivement d'intégrer ce processus, n'a pas encore envoyé ses éléments. Parmi ses exigences : la libération de prisonniers avant toute intégration effective au projet pilote.

Ennemis d'hier, partenaires d'aujourd'hui

Pour ceux qui ont accepté de participer à cette phase du DDR, plusieurs mois de formations sont prévus afin d'être réinsérés. Il s'agit de formations civiles à travers des cours de mécanique, de pastoralisme, d'agriculture ou encore d'activités économiques. Mais il s'agira également de formation militaire : la moitié de ces ex-combattants rejoignent les rangs de l'armée centrafricaine.

Pour Jean Willybiro-Sako, le ministre en charge du DDR, ce dernier point représente une avancée importante. « L'objectif, c'est de recréer la confiance entre tous les Centrafricains, a-t-il déclaré. Recréer la confiance entre ceux qui hier ont pris les armes contre leurs frères et tous les autres. Ces éléments venant des groupes armés vont réintégrer les Forces armées centrafricaines régulières. Ils vont travailler avec eux, ils vont revivre avec eux. C'est le début de la cohésion sociale ».

Les ennemis d'hier deviennent ainsi les partenaires d'aujourd'hui. Mais comme le soulignait une source onusienne, « c'est un premier pas symbolique fort, maintenant il faut que cela se concrétise ». D'autant que dans les provinces centrafricaines, les combats continuent entre certains groupes armés.

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